Chronique – Altiplano

Altiplano
Auteur: Reiner Stockhausen;
Éditeur: DLP Games ;
Distributeur: Luma;
Nombre de joueurs: 2 à 5 joueurs;
Durée: 60 à 120 minutes;
À partir de: 12+;
Thématique : Exploitation de ressources et élevage d’alpagas dans les hautes montagnes boliviennes et péruviennes, plus précisément à plus de 3000 mètres d’altitude;
Mécanique : bag building et gestion de ressources.

Mise en place pour 2 joueurs (une chance que ma table est grande).

C’est quoi le but?

Nous sommes des habitants qui exploitent des ressources (maïs, bois, pierre, minerai, poisson, cacao etc…) et élèvent des alpagas dans les hautes montagnes boliviennes et péruviennes. Il faudra récolter des ressources qui seront ajoutées graduellement dans un sac. Ce sac se remplira de différentes ressources qui pourront être utilisées pour en créer d’autres. Éventuellement, les ressources se faisant rare en altitude, il faudra diversifier notre production en se tournant vers d’autres sources de revenus, telles que la culture du cacao ou l’exploitation d’argent dans les mines. Les ressources étant limitées, il faudra faire preuve de flexibilité tout au long de la partie pour s’adapter aux pénuries. En fait, il faudra s’assurer de retirer de notre sac certaines ressources devenues inutiles en les entreposant, ce qui permettra de faire des points en fin de partie.

D’autres moyens sont aussi disponibles pour accumuler des points de victoire soit, construire des maisons ou des bateaux et compléter des commandes pour des clients étrangers (en fait on ne sait pas vraiment à qui on vend toutes ces belles ressources rares qui nous serez sûrement plus utile à nous qu’à eux, mais bon il faut bien faire des points de victoire si on veut gagner la partie, c’est un jeu après tout).

Voici un aperçu de certaines composantes du jeu :

Les fameux bateaux qui nous valent deux petits points en fin de partie (mais qui nous donnent une précieuse ressource au moment où on le construit!

Les merveilleuses maisons qui valent 4 points mais qui permettent également de faire un point supplémentaire par type de ressources correspondantes que nous avons cumulées dans notre entrepôt et dans notre sac (mais évidemment pas celles que nous avons vendues aux fameux clients étrangers).

L’entrepôt dans lequel nous allons déposer tout ces ressources qui seront devenues inutiles mais, qui au final ne serons pas si inutile que ça car elles nous feront faire un certain nombre de points de victoire par ligne complétée.

Ce que j’en pense?

À première vue, le matériel de qualité et la mécanique intéressante de bag building, qui est rarement présente dans ma ludothèque du moins, donne le goût d’y jouer. Personnellement, en voyant ce gigantesque alpaga qui se dressait fièrement sur la boîte, je m’attendais à ce que le jeu soit davantage accès sur l’élevage d’alpagas. Première déception lorsque j’ai réalisé que je devrais plutôt gérer une multitude de ressources à la place et qu’en plus je devrais utiliser mes alpagas pour créer de la nourriture. Qui mange de l’alpagas? Ne vous en faites pas car dans le jeu, on peut conserver nos gentils alpagas car ceux-ci retournent dans notre sac après chaque utilisation. Comme prix de consolation pour ceux qui adorent les alpagas, il y en a un géant qui fait office de jeton premier joueur. Ceci étant dit, c’est tout de même un bon jeu pour ceux qui aiment les jeux de gestion de ressources où il faut constamment s’adapter et optimiser nos actions.

On aime :
– le matériel de qualité;
– la mécanique intéressante de bag building;
– le concept des ressources limitées qui obligent à s’adapter tout au long du jeu;
– les multiples façons de faire des points de victoire;
– l’alpaga géant qui fait office de jeton premier joueur.

On aime moins :
– le manque d’interaction entre les joueurs;
– le jeu peut être long à plus de deux joueurs.

Une note de 7,5/10

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