Chronique – Yokaï

Où sont les Yōkai?
– Ne vous inquiétez pas, ils sont là!

Ces esprits japonais sont seulement cachés et mêlés. Vous devrez travailler en équipe pour les guider et les regrouper en famille. Mais attention! Pour ne pas les effrayer, vous devrez rester silencieux…

Yōkai
Auteur: Julien Griffon;
Illustrateur: Christine Alcouffe;
Éditeur: Bankiiiz Éditions;
Distributeur: îlo307;
Nombre de joueurs: 2 à 4 joueurs;
Durée: 20 min;
À partir de: 8+;
Thématiques: Jeu abstrait d’esprits, d’observation et de mémoire;
Mécaniques: Placement de cartes, coopératif, déduction et de mémoire.

C’est quoi le but?

Le but du jeu est de regrouper les Yōkai par famille en travaillant en équipe et en faisant appel à votre mémoire. Tout cela en un nombre limité de tours. Cependant, vous ne pouvez en aucun temps communiquer sur la position ou la couleur des Yōkaï.

Comment on joue?

Premièrement, mélangez les cartes Yōkai et placez-les face cachée au centre de la table en formant une grille de 4×4. Selon le nombre de joueurs, préparez des cartes indice, formez une pile et placez-les face cachée près des cartes Yōkai.

À son tour, le joueur doit effectuer ces trois actions :

1- Observer 2 cartes Yōkai. Regardez secrètement 2 cartes Yōkai de votre choix et remettez-les à leur place.
2- Déplacer une carte Yōkai. Choisissez une carte déjà regardée ou non et déplacez-là adjacente à une autre. Les cartes doivent rester groupées, c’est-à-dire qu’elles doivent toujours être raccordées les unes aux autres par leurs côtés (pas en diagonale).
3- Dévoiler ou placer une carte indice. Vous devez dévoiler une carte indice face cachée et la placer face visible à côté de la pile ou placer une carte indice précédemment dévoilée sur une carte Yōkai.

C’est tout?

Pour le jeu de base oui. Lorsque vous voudrez hausser le niveau de difficulté, il sera possible d’ajouter des cartes.

Affinité et/ou des cartes objectifs. Les cartes affinité sont 2 sortes de Yōkai qui doivent se trouver à côté un de l’autre à la fin de la partie tandis que les cartes objectif sont des motifs que vous devez respecter avec les cartes Yōkai.

Il y a 4 niveau de difficultés et 3 variantes possibles au jeu:
1- avec plus ou moins de cartes indice;
2- avec indices incolores;
3- avec plus de cartes affinité.

OK, et le jeu se termine quand?

La partie se termine lorsqu’un joueur déclare que les Yōkai sont apaisés (au lieu de jouer ses actions) ou lorsque la dernière carte indice a été placée sur une carte Yōkai. Si les esprits ne sont pas apaisés, donc ne sont pas regroupés par famille, vous avez perdu et ne faites aucun point. Si, en revanche, vous avez réussi à apaiser les Yōkai, vous avez gagné et pouvez calculer votre score selon les cartes indice.

Aurez-vous une victoire honorable, glorieuse ou totale?

Ce que j’en pense?

Les règles se lisent en quelques minutes et sont simples. Pour le matériel ce n’est pas complexe, le jeu se compose de 39 cartes carrées. La boite est petite et s’apporte bien n’importe où. J’aime le côté abstrait et simpliste des illustrations qui se portent bien à ce genre de jeu. Cependant, même si le thème est joli, le jeu aurait pu avoir n’importe quel autre thème (ce n’est pas important dans le jeu).

Le jeu est accessible à tous, il se joue bien à deux et il est probablement même meilleur et plus facile à deux joueurs. À 3 ou 4, on doit vraiment suivre ce que les autres joueurs font pour bien déduire parce que sinon, nous risquons d’aller voir des cartes déjà regardées par les autres joueurs et ainsi perdre des tours de jeu qui sont précieux.

Yōkai est aussi un jeu coop, mais pas tant coop. Je veux dire par là que l’on fait ses actions sans parler ou consulter les autres. Il y a ici une certaine ressemblance avec le jeu The Mind où l’on doit se « synchroniser », avoir un peu la même façon de jouer ou penser que les autres joueurs, ce qui s’acquiert souvent en jouant plusieurs parties avec les mêmes personnes. Une très grande part de déduction, d’observation et de mémoire dans ce jeu et il pourrait déplaire aux personnes ayant des difficultés avec leurs mémoires.

J’aime que le jeu soit minimaliste et surtout que les parties soient rapides et fluides. Vous pouvez donc enchaîner quelques parties de suite pour essayer de vous améliorer et de faire mieux.

J’ai aimé mon expérience et si quelqu’un voulait y jouer, je n’aurais aucun problème à le sortir, car c’est un jeu rapide, simple et plaisant. Cependant, Yōkai demeure un jeu de mémoire dans lequel il y a peu d’interactions entre les joueurs et ce genre de jeu à tout pour plaire à son public cible. L’idée de ne pas avoir accès à toute l’information durant la partie est originale et intéressante. J’adore également le fait de pouvoir augmenter le niveau de difficulté du jeu avec les variantes puisque sans les variantes, le jeu est un peu répétitif.

Bref, si vous recherchez un petit jeu abstrait de déduction, d’observation et de mémoire coopératif, simple, rapide et efficace, alors Yōkai est pour vous!

On aime :
– les règles simples et claires;
– les illustrations et le matériel simple et efficace;
– la re jouabilité surtout avec les cartes qui viennent ajouter de la difficulté;
– l’ambiance silencieuse, vous pouvez communiquer entre vous, mais pas au sujet des cartes Yokai;
– les parties rapides et fluides;
– le jeu est minimaliste, il est transportable;
– le jeu est accessible à tous, il fait pratiquer l’observation et la mémoire collectivement;
– le prix du jeu;
– l’interaction silencieuse entre les joueurs;
– de ne pas avoir toute l’information complète durant le jeu, la déduction est très présente;
– le calcul des points en fonction de ce vous avez réussi à obtenir.

On aime moins :
– coop, mais pas tant coop (beaucoup de déduction) ceci pourrait déplaire à certains joueurs;
– un peu répétitif sans les variantes;
– les joueurs qui ont de la difficulté avec leur mémoire pourraient ne pas aimer le jeu;
– la thématique est colorée, mais froide et elle aurait pu être remplacée par n’importe quel autre thématique).

Une note de 8/10

Merci à notre partenaire Îlo307 de nous avoir offert la copie du jeu pour cette chronique.

Vous pouvez imprimer le goodies Tsurube Otosh (un nouveau Yōkai) en français ici.

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