My City, avis et chronique de jeu

Aujourd’hui, je vous parle d’un jeu de polyominos accessible à tous avec une mécanique simple et évolutive. Tous à vos plateaux et préparez-vous à construire votre ville dans le jeu My City!

My City
Auteur: Reiner Knizia;
Illustrateur: Michael Menzel;
Éditeur: Iello;
Distributeur: Îlo307;
Nombre de joueurs: 2 à 4 joueurs;
Durée: 30 minutes par épisode;

À partir de: 10+;
Thématique : construction de ville;
Mécanique : jeu de placement de tuiles de type polyomino avec des règles évolutives.

C’est quoi le but ?

Après un long voyage, vous atteignez enfin un nouveau territoire qui semble propice à la construction et au développement de votre cité. Vous ne perdez pas de temps et vous vous lancez immédiatement dans cet ambitieux projet. My City est un jeu évolutif (dit «Legacy»), c’est-à-dire qu’il se modifie et évolue au fil des parties. Vous et vos compagnons de jeu disposez chacun d’un plateau individuel, qui est remodelé à chaque épisode. Chaque série de trois épisodes forme un chapitre. Et à chaque chapitre correspond une enveloppe scellée renfermant de nouvelles règles et divers composants de jeu qui permettent de faire évoluer le jeu en douceur tout au long de votre progression. Au travers de 24 épisodes fascinants, vous vivrez la naissance de votre cité et écrirez son histoire, de sa première pierre jusqu’à son industrialisation. En complément, le verso des plateaux individuels vous permet de jouer et de rejouer au jeu à l’infini grâce au mode Éternité, dont les règles spécifiques sont présentées en pages 6 et 7 de ce livret de règles.

Au sujet du jeu évolutif…

Le jeu propose 24 épisodes, répartit dans 8 enveloppes contenant 3 épisodes par enveloppe.

Au terme des 24 épisodes, vous pouvez jouer de manière autonome avec le verso du plateau avec le mode éternité (il faut savoir que la partie va débuter à partir du 10e épisodes). Nous avons fait la campagne et nous l’avons littéralement dévorée.

Pour cette chronique, nous allons vous expliquer comment jouer en mode éternité en mentionnant uniquement les bases. Nous ne divulguerons aucun spoiler.

Comment on joue?

Chaque joueur aura un plateau individuel, le marqueur score sera placé sur la case 10 du plateau, les joueurs auront également un lot de 27 bâtiments possédant le même animal. Les bâtiments sont placés faces visibles près de votre plateau.

Il existe 3 types de bâtiments (8 de chaque type):
– Les résidentiels (jaune);
– Les administratifs (rouge);
– Les industriels (bleu).

Il y a d’autres bâtiment complémentaire, mais nous ne vous en parleront pas dans cette chronique.

Une partie se déroule en une succession de tour que les joueurs vont jouer en simultanés. Un joueur va brasser et retourner une carte du paquet construction. Ce paquet contient toutes les tuiles que vous avez disposé à côté de votre plateau.

Lorsqu’une carte est révélée, les joueurs vont prendre la tuile correspondante et choisir de la placer ou non sur leur plateau.

Les règles de poses:
– Le premier bâtiment doit être placé le long de la rivière;
– Les bâtiments peuvent être construits sur des cases Prairie/vert clair (vides, avec rochers ou avec arbres);
– Lorsqu’une tuile est posée, vous ne pouvez plus la déplacer;
– Vous ne pouvez pas construire vos bâtiments sur une case de montagne, ni sur la forêt;
– Un bâtiment ne peur pas enjamber la rivière;
– Vous pouvez construire tout le long de la rivière (des 2 côtés).

Attention, si vous recouvrez les cases avec des arbres, vous allez recouvrir vos points de victoire en fin de partie.

Il faut aussi savoir que vos prochains bâtiments devront:
– Être construits en ayant au moins un bord adjacent à un autre bâtiment;
– Un bâtiment ne peut pas être superposé à un autre bâtiment déjà construit;
– 2 bâtiments sont considérés comme adjacents même si la rivière coule entre les deux.

Il y a d’autres règles que nous n’allons pas vous parler dans cette chronique.

Lorsqu’un joueur ne peut pas ou ne veut pas placer un bâtiment, il peut passer en l’annonçant à haute voix. Il va alors retourner la tuile face cachée et perdre 1 point. S’il a toujours des points, il peut continuer la partie.

Attention, si le marqueur score d’un joueur est déjà sur zéro, celui-ci ne peut plus passer. Dans ce cas, le joueur met un terme à sa participation à cette partie. Il ne peut plus construire d’autres bâtiments.

Comment on fait pour mettre un terme à une partie?

Après la révélation d’une carte construction, chaque joueur est toujours autorisé à décider s’il met un terme ou pas à sa participation à la partie. Il l’annonce à voix haute et retourne le bâtiment non construit face cachée (Animal visible). Dans ce cas, il ne perd aucun point.

Le jeu se termine quand?

La partie se termine lorsque tous les joueurs ont mis un terme à leur participation à celle-ci OU lorsque toutes les cartes construction ont été révélées. Chaque joueur décompte alors ses points et les reporte sur sa piste de score.

– Vous obtenez 2 points par case prairie visible (1 point par arbre);
– Vous obtenez d’autres points, mais nous n’allons pas vous révéler lesquels.

Vous allez ensuite soustraire les points négatifs:
– vous perdez 2 points par case prairie visible contenant un rocher;
– vous perdez 1 point par case prairie vide.

Le joueur ayant le plus de points remporte la victoire!

Ce que j’en pense

J’ai littéralement dévoré le jeu My City! Je ne suis pas du type jeu Legacy habituellement puisque je n’aime pas les longues campagnes (étant donné qu’il est difficile de jouer avec les mêmes joueurs durant une longue période) et surtout lorsqu’il faut briser, déchirer et écrire sur un jeu directement. L’ironie c’est que je ne suis pas non plus du type placement de tuiles.

Vous allez me dire: Tu n’aurais donc pas dû aimer ce jeu! Effectivement, c’est ce que je croyais au début, mais dès la fin de la lecture des règles (qui sont très faciles à lire et rapides à expliquer) et après avoir vu le matériel et les 8 enveloppes à ouvrir, j’ai eu envie de lui laisser une chance. J’ai tellement bien fait!

Des jeux Legacy/évolutifs familial, il n’y en a pas tant non plus sur le marché.

Honnêtement, j’ai toujours été une grande admiratrice du jeu Tetris et donc les jeux de types polyominos m’ont toujours plu également.

Ce qui m’amène à vous dire que le matériel du jeu My City m’a conquise et que je l’ai trouvé d’une excellente qualité. Le matériel est bien coloré, en carton bien épais et les autocollants tiennent très bien.

J’aime bien pouvoir jouer en mode éternité avec le verso du plateau après la campagne. Vous allez y jouer avec l’équivalent du 10e épisode. C’est très bien, j’aurais personnellement aimé avoir un autre set d’autocollants pour pouvoir recommencer la campagne en entier une seconde fois tellement j’ai aimé l’expérience.

J’ai trouvé les 24 parties en mode campagnes très excitants. J’ai beaucoup aimé voir les règles évoluer durant les différents épisodes et My City a su titiller mon intérêt et entretenir mon désir de poursuivre ma découverte à 100%. Je vous confirme que ce jeu est vraiment addictif et qu’il tient en haleine! J’ai eu beaucoup de misère à arrêter de jouer à ce jeu, nous enchainions les épisodes les uns après les autres et nous avons fait le jeu en entier en 3 séances de jeu.

My City est un jeu aux règles simples, très accessible et rapide à prendre en main (instinctif). Chacune des évolutions est fantastique et elles se font en douceur. Les parties sont rapides (15 à 20 minutes par épisode) et elles s’enchaînent avec plaisir.

Le jeu n’est pas d’une grande originalité, mais honnêtement, il sera très prisé pour son accessibilité (les parties sont courtes) et son renouvellement (qui tient en haleine) durant la campagne. Nous avons enfin un jeu de type legacy familial que toute la famille va adorer.

La thématique est abstraite, mais tout de même bien ressentie en raison de la narration durant toute la campagne. Au fil des parties, on ressent bien la construction de notre cité abstraite! On verra très rapidement l’évolution de la construction de nos terres, et ce un chapitre à la fois. J’aime bien aussi l’aspect historique et de ces différentes périodes avec les petites introductions lors de chaque épisode. Je trouve que c’est très astucieux d’avoir intégrer tout ceci à cette thématique qui au départ me laissait croire que la thématique serait collée sur le jeu.

Vous pouvez y jouer avec un enfant dès l’âge de 8-9 ans (surtout si celui-ci connait déjà ce type de jeu). Les parties sont vraiment fluides et ses mécaniques sont simples et faciles à prendre en main. De plus le jeu permet aux derniers joueurs d’obtenir des récompenses qui vont leur permettre de se rattraper au fil de la partie. C’est vraiment intéressant d’avoir ajouté ce système de renforcement positif dans ce jeu familial.

J’aime beaucoup l’absence de temps mort, le jeu se joue en simultané, donc personne n’aura le temps de s’ennuyer au cours des parties. La rejouabilité est très bonne (surtout en mode campagne). Personnellement, je ne vais pas vraiment y rejouer en mode éternité, j’ai probablement trop adoré le mode legacy et d’emblée je ne voudrais pas gâcher le plaisir de joueurs non-initiés à ce jeu.

J’ai joué à ce jeu à 3 joueurs et nous avons tous les 3 adoré notre expérience. Le jeu peut se jouer de 2 à 4 joueurs, je vous confirme que vous aurez autant de plaisir à 2 qu’à 4 joueurs.

Évidemment, le jeu contient beaucoup de hasard puisque la pige des tuiles à poser sur son plateau sera aléatoire durant chaque partie. Heureusement, il y a une twist qui permet de contrôler un peu cette pige aléatoire. En ce qui me concerne, je n’ai pas été indisposée par son côté aléatoire. J’ai même trouvé que ça rajoutait de l’ambiance autour de la table puisque certains joueurs vont souhaiter voir apparaitre une tuile en particulier.

Bref, si vous avez envie d’un jeu legacy, accessible, familial et que vous adorez le placement de tuiles et les polyominos, alors My City est le jeu pour vous, c’est une vraie pépite d’or!

On aime :
– Le look de la boîte et les illustrations qui sont invitantes;
– Les règles du jeu très claires et faciles à expliquer (
instinctif);
– Le matériel est d’une très bonne qualité;
– La re jouabilité et le renouvellement au fil des épisodes;
– L’ambiance de jeu durant toute la campagne;
– Un jeu accessible à tous (à partir de 8 ans);
– L’interaction est plus axée sur la course aux objectifs d’épisode;
– La thématique bien présentée et qui évolue au fil de la campagne;
– Les mécaniques simples du jeu et faciles à prendre en main;
– Un jeu fluide qui se joue bien (20 minutes par épisodes)
;
– L’absence de temps mort, les joueurs vont jouer en simultané;
– L’excitation durant toute la campagne (elle nous tient en haleine).

On aime moins :
– Jouer en mode éternité (la campagne étant trop incroyable)
;
– Le mode éternité va gâcher en partie la découverte du jeu à de nouveaux joueurs qui voudraient réaliser la campagne après leur découverte.

On aurait aimé:
– Avoir un 2e set d’autocollant pour pouvoir recommencer l’intégrale de la campagne
.

Il est à noter que si :
– Si vous êtes une personne n’aimant pas particulièrement les jeux de type Legacy que vous pourriez aimer ce jeu pour son accessibilité et sa fluidité.


8.5/10 Le jeu de base
10/10 le jeu en mode campagne

Merci à notre partenaire Îlo307 de nous avoir offert une copie du jeu pour cette chronique.

Nous vous invitions à découvrir un autre jeu familial avec le jeu Imagicien.

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