Lords of Scotland, avis et chronique du jeu

Dans Lords of Scotland, développez votre influence et recrutez les clans les plus forts. Le trône d’Écosse est libre et comme vous êtes à juste titre un seigneur, vous tenez à le revendiquer. Ralliez suffisamment de partisans à votre cause et utilisez au mieux leurs habiletés avant vos concurrents pour devenir le prochain Roi d’Écosse.

Lords of Scotland
Auteur: Richard James;
Illustrateurs: Gabrielle Levion et Chris Quilliams;
Éditeur: Filosofia;
Distributeur: Asmodee;
Nombre de joueurs: 2 à 5 joueurs;
Durée: 30 minutes;
À partir de: 14+;
Thématiques : Combat, Seigneurs, Clans, Médieval;
Mécaniques : Jeu de cartes, de gestion de main et de majorité.

Photo de l’éditeur

C’est quoi le but?

Dans Lords of Scotland, les joueurs doivent posséder des partisans totalisant une force de 40 ou plus à la fin d’une manche. On récupère des partisans en engageant des alliés et en comparant leur force par rapport aux autres à la fin d’une manche.

Comment on joue?

Lors de la première partie de Lords of Scotland, il faut commencer par écarter les cartes du clan Bruce car elle sont recommandées après avoir joué quelques parties. Ensuite, il vous faudra déterminer qui aura le jeton Initiative, identifiant le premier joueur. Une fois cette étape complétée, il vous faudra distribuer 5 cartes à chaque joueur, puis prendre les 5 prochaines cartes de la pioche et les placer au centre de la table face cachée: elles représentent les recrues. Finalement, il vous faudra piocher autant de cartes du dessus du paquet qu’il y a de joueurs. Ces cartes seront placées face ouverte: elles représentent les partisans qui seront en jeu pour la manche et qui serviront à déterminer le gagnant.

Photo Meeple Qc

Tout d’abord, le seigneur qui a l’épée tourne la première carte des recrues au centre de la table et amorce le premier tour.
À son tour, le joueur doit choisir une des options suivantes:
Prendre une nouvelle recrue au centre face ouverte ou fermée et la remplacer immédiatement.
Jouer un allié de sa main face ouverte et appliquer son effet ou la jouer face cachée.

Il faut retourner une nouvelle recrue chaque fois que le joueur avec l’épée rejoue. Après 5 tours complets la manche se termine.

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Dans Lords of Scotland, il est important de respecter la règle afin d’appliquer l’effet d’une carte qui est posée face ouverte. C’est-à-dire que la force de l’allié déposé face ouverte doit être égal ou inférieur à toutes les cartes faces ouvertes sur la table. Le chiffre indiqué dans le coin supérieur gauche de la carte représente cette force. Certains pouvoirs s’appliquent immédiatement comme: déposer un autre allié, copier le pouvoir de n’importe quelle carte, échanger la carte avec celle d’un autre joueur sur la table, etc. D’autres pouvoirs s’activent plutôt à la fin de la manche: prendre deux partisans, garder cette carte sur le jeu à la prochaine manche, etc.

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Lorsque la manche prend fin, les joueurs calculent les points de force sur leurs cartes déposées durant la manche. Celui qui a le pointage le plus élevé choisit le partisan de plus haute valeur et ainsi de suite pour chacun des joueurs. Le calcul des points s’effectue de la façon suivante: chaque carte est comptabilisée. Toutefois, si un joueur a au moins deux alliés d’un même clan, les points de ceux-ci sont doublés.

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Il faut ensuite ramasser toutes les cartes Recrues, les cartes Alliés jouées durant la manche et les Partisans restants. L’épée est alors donnée au joueur qui a gagné la manche. Les joueurs gardent leurs cartes en mains pour la prochaine manche. Il ne reste plus qu’à tirer de nouvelles cartes Recrues et Partisans, puis à recommencer un nouveau tour avec celui qui a le jeton initiative.

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OK, et le jeu se termine quand?

Dans Lords of Scotland, le jeu s’arrête quand, à la fin d’une manche, après avoir récupéré ses partisans, un joueur a un total d’au moins 40 points. En cas d’égalité, celui qui a le partisan avec le rang le plus élevé sera le vainqueur (le nombre situé dans le coin supérieur droit).

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C’est tout?

Tout d’abord, il faut savoir que le jeu est une réédition de celui sorti en 2000. Pour les adeptes de la première version de Lords of Scotland, il faut savoir que la mécanique n’a pas changé. La grande différence est dans le visuel des cartes, de la boîte et du jeton initiative.

L’autre mention est la présence du clan Bruce qui est conseillé après quelques parties. Il permet, avec son pouvoir activé, de déterminer la couleur de son choix du clan lors du décompte des alliés à la fin d’une manche.

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Il y a un dernier ajout qui offre la possibilité au joueur de modifier les règles. Lorsque vous déposez une carte face ouverte, vous pouvez utiliser une fois par manche le pouvoir de chaque clan. Enfin, vous comparez la force de vos cartes déposées pour utiliser un pouvoir et non pas avec l’ensemble des joueurs autour de la table.

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Ce que j’en pense?

Dans Lords of Scotland, ce qui nous frappe en premier est la boîte. Il y a une image magnifique qui attire le regard immédiatement avec un seigneur écossais. Il y a dans l’arrière-plan des guerriers de différents clans pour montrer que la guerre se prépare. C’est une recherche très intéressante de la part de l’illustrateur Chris Quilliams. La boîte a un format parfait pour ranger le matériel. Le côté glacé de la boîte a un beau fini qui ne s’abîmera pas. C’est un format idéal pour emporter dans une soirée de jeu.

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On retrouve, au verso de la boîte, un excellent résumé pour nous accrocher et nous donner le goût d’en savoir plus. Aussi, il y a une belle représentation des cartes au verso et la traduction faite par Filosofia est au point. Les insertions à l’intérieur de la boîte sont correctes pour placer les cartes. Toutefois l’épée et les jetons se promènent.

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Le matériel à l’intérieur est simple et épuré. En effet, il y des jetons qui s’utilisent seulement pour copier un pouvoir et pour rappeler à celui qui a la carte en fin de manche d’utiliser son pouvoir. L’épée est correcte, mais malheureusement elle se plie facilement, car le carton est mince. Malgré qu’elle détermine le premier joueur, elle s’oublie facilement et est peu visible. Les cartes sont le coeur et l’âme de ce jeu. Elles sont utilisées pour tout et portent beaucoup de rôles: Recrue, Allié et Partisan. Les images des clans sont superbes et différentes. Tout le contenu de la boîte a sa raison d’être sans superflu.

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Le manuel des règles a la même image que sur la boîte et le vert continue d’être omniprésent. Sur la boîte, la couleur était appropriée, car il y avait peu d’écriture. Toutefois, pour expliquer les règles, le contraste ne facilite pas la lecture. De plus, la police d’écriture est vraiment trop petite et ça nous force les yeux afin de réussir à lire du premier coup. Je vous suggère d’aller voir une vidéo des règles à la place pour faciliter la prise en main rapide du jeu. Le contenu est assez bien expliqué. Les explications des différents pouvoirs des clans dans une section à part permettent de répondre à plusieurs questions. Par contre, il faudrait un manuel plus court avec une police d’écriture plus grande et une petite carte aide pour expliquer les clans. Cela serait probablement beaucoup plus pratique.

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D’autre part, la mécanique du jeu Lords of Scotland est très intuitive. Au début, le fait que les cartes sont utilisées comme: Recrue, Allié et Partisan semble être mélangeant. Toutefois, le tout devient fluide rapidement, selon la position des cartes et tout fonctionne. C’est vraiment très bien comme façon de faire et cela permet d’utiliser les cartes à leur plein potentiel. Attention toutefois, car en cas d’égalité lors des décomptes, le chiffre unique de rang le plus élevé sur les cartes déposées devant nous départagera les joueurs. Soyez attentif aux cartes jouées face ouverte devant les adversaires et si vous pensez avoir le même résultat, assurez-vous de jouer une carte avec une valeur de rang plus importante. Les nouveaux joueurs n’y penseront pas au début et après avoir perdu un bris d’égalité, ils seront plus à l’affût.

Par ailleurs, le temps de jeu sur la boîte de 30 minutes n’est pas tout à fait le bon. Pour une partie à deux joueurs, je suis d’accord avec ce temps. Toutefois, je dirais que 45 minutes pour 3 joueurs et 1 heure pour 4 à 5 joueurs serait plus exact pour une partie. Si vous êtes du type à analyser beaucoup les jeux des adversaires, les parties seront plus longue. Comme le hasard est moins présent, à moins de recruter des cartes cachées, les nouveaux seigneurs peuvent prévoir leur prochain tour. Ils peuvent recruter plusieurs cartes en espérant les garder pour un tour avec des partisans qui ont des plus grandes valeurs.

Le jeu est très accessible avec le côté très intuitif du jeu et le peu de matériel. Le jeu pourrait être joué avec un enfant de 10 ans. Il y a beaucoup de chose à regarder chez les adversaires et un plus jeune joueur ne peut pas jouer sans être guidé. Dans un tour avec des partisans équivalents, il faut rapidement commencer à analyser les cartes du milieu. Il est nécessaire de prévoir le prochain tour en fonction des partisans à récupérer. Donc, un joueur plus jeune n’a pas encore les aptitudes afin d’organiser sa pensée pour réussir à bien comprendre les différentes stratégies. Les débutants pourraient être perdus lors de la première manche, car les cartes sont utilisées pour tous. Heureusement, après une manche ça va plutôt bien. Je classe ce jeu comme un bon jeu intermédiaire de gestion de main et de majorité.

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Le thème des clans et des seigneurs est très bien exploité dans ce jeu. Il faudrait souligner par contre qu’en Écosse, on ne parle pas de seigneur mais davantage de Lairds. Les noms des clans écossais utilisés dans le jeu existent bel et bien dans ce pays. De plus, les symboles identifiant chaque clan sont indiqués sur leur broche. Par exemple, pour le clan Bruce, c’est un cheval blanc et pour le clan Forsyth, c’est un hippogriffe. L’auteur et l’illustrateur ont vraiment fait une grande recherche sur les tartans qui sont exactement liés au clan sur les illustrations sur chacune des cartes. L’histoire de l’Écosse est vraiment présente sur l’ensemble des cartes qui sont le coeur et l’âme du jeu.

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Dans Lords of Scotland, l’auteur a donné comme conseil d’écarter les cartes du clan Bruce lors des premières parties. Honnêtement, ça ne change pas grand-chose, car il y a seulement 2 cartes dans le paquet et c’est l’équivalent d’un joker. Il faut qu’une des deux cartes sortent et que son pouvoir puisse être utilisé.

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D’autre part, la modification des règles qui permet de jouer le pouvoir de chacun pour un joueur en comparant seulement avec la valeur de ses cartes déjà posées apporte une certaine fraîcheur. Toutefois, les joueurs déposent davantage de cartes ouvertes, car il est possible d’utiliser plus de pouvoir. Les gens qui n’aiment pas qu’un adversaire contrôle les pouvoir en jouant rapidement une carte de faible force seront davantage capable de prévoir leurs coups. En contrepartie, il y a plus de cartes ouvertes jouées ce qui enlève le côté mystérieux du jeu.

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Bref, si vous aimez les jeux de cartes de collection, de gestion de main épurés avec beaucoup de revirements et de stratégies dans une ambiance de guerre alors Lords of Scotland est pour vous.

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On aime :
– Le look de la boîte et les illustrations sur les cartes qui sont magnifiques;
– Les règles du jeu simples et faciles à expliquer avec peu de pages;
– Le matériel qui est épuré et majoritairement composé de cartes qui sont facile à ranger;
– La rejouabilité illimitée, car aucune manche ne se ressemble avec la variété de cartes;
– L’ambiance de course pour déposer des cartes et recruter pour la prochaine manche;
Le fait qu’il s’agit d’un jeu accessible pour des joueurs un peu plus jeune que l’âge prescrit;

– L’interaction présente avec des actions/réactions aux actions des autres joueurs;
– La thématique de combat et de course au Partisan;

L’histoire des clans, des symboles et des tartans basés sur des faits réels;
– La mécanique qui est simple et efficace;
Le fait qu’il s’agit d’un jeu fluide et qu’il se joue bien peu importe le nombre de joueurs.

On aime moins :
– Les règles qui sont écrites très petites dans le manuel;
– Les jetons et l’épée initiative qui sont dans un carton mince
.

On aurait aimé:
Une feuille de pointage plastifiée et avoir un crayon effaçable
.

Il est à noter que si :
– Vous n’aimez pas être embêté par les autres joueurs, alors il vaut mieux éviter ce jeu.

9/10

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Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur en lisant notre chronique sur le jeu Jaipur.

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