Votre mission, si vous l’acceptez, est de sauver le continuum Espace-temps- les Fluffys y ont mis le bazar. Ces petites créatures ont déjà grignoté tout ce qui leur tombait sous les dents. Votre équipe devra être bien préparée, mais tout ira bien si vous coopérez et gardez votre calme. Pensez quand même à vérifier votre jauge d’énergie. À vos marques, prêts, c’est parti pour Time Trouble!
Time Trouble
Auteurs: Carlo A. Rossi et Alessandro Zucchini;
Illustrateur: Edu Valls;
Éditeur: Hans im Glück;
Distributeur: Asmodee;
Nombre de joueurs: 2 à 4 joueurs;
Durée: 25 minutes;
À partir de: 9+;
Thématiques: Fluffy, Troubles spaciaux-temporels;
Mécaniques: Jeu coopératif à temps limité, de gestion de main et de déplacements.

C’est quoi le but?
À l’aide de leurs cartes, les joueurs déplacent ensemble les 4 agents à travers 7 niveaux dont la difficulté augmente au fur et à mesure qu’on joue différentes parties. Selon le niveau, vous devez attraper plus ou moins de Fluffys.

Photo Meeple Qc
Comment on joue à Time Trouble?
Dans Time Trouble, les joueurs coopèrent pour déplacer quatre personnages à travers différentes époques en superposant des cartes transparentes. Chaque carte représente une certains nombre de mouvements, et l’objectif est de capturer les “Fluffys” qui perturbent la ligne du temps. Les joueurs disposent de 40 secondes par tour pour planifier et jouer leurs cartes, en utilisant les capacités uniques de chaque personnage pour résoudre les défis. La coordination et la communication sont essentielles pour réussir chaque niveau et restaurer l’ordre temporel avant qu’il ne soit trop tard.
On retrouve 4 phases à chaque tour.
1- La concertation sert à la discussion et à la définition des objectifs. Pendant cette phase, il est possible d’utiliser la barette mémoire et les 4 marqueurs correspondants pour s’aider à déterminer leurs priorités.
2- La phase d’action ne dure que 40 secondes et permet de jouer des cartes dans l’ordinateur. Une fois le temps écoulé, il faut déplacer les agents dans l’ordre d’autant de cases qu’il y a d’empreintes visibles dans l’ordinateur. Il faut toujours déplacer Franky, Quall-E, Cléo et Spike dans cet ordre. Il faut aussi activer les cases sur lesquelles se termine le chemin de chacun des personnages.
3- La phase Énergie permet de gérer les coûts et les besoins en énergie. Elle permet aussi d’ajouter et de suprimer des pistes et de payer les coûts en énergie de chacune.
4 – La rotation d’équipe permet de réinitialiser la défausse et de changer de boss. Pour ce faire, on se passe le jeton Walkie-Talkie.

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OK, et le jeu se termine quand?
Une partie de Time Trouble se termine quand un nombre précis de Fluffys ont été attrapés (selon le niveau), quand 3 agents sont KO en même temps ou bien quand les joueurs ne peuvent pas payer le coût des pistes en énergie.

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C’est tout?
Pour le moment, Time Trouble existe en version française, anglaise et allemande.
Un mode solo est présentement disponible sur le site de Hans im Glück. Vous pouvez y accéder en cliquant ici. Le PDF est rédigé en anglais et en allemand. Ne faites pas le saut, la page est sur un site en allemand, mais il est facile de trouver et de télécharger la version anglophone aisément.

Ce que je pense du jeu Time Trouble?
Quand j’ai eu la boite de Time Trouble entre les mains, je l’ai immédiatement trouvée mignonne. Les couleurs sont vives, les monstres sont trop cutes et on sent qu’il va y avoir de l’action en quantité grâce aux éclairs qui zèbrent l’image et nous font passer d’un temps à l’autre. Aussi, le portail avec ses couleurs pastel intègre une impression de chaos qui va suivre nos agents et les presser dans le temps. Et soyons francs, ceux qu’on va découvrir plus tard comme étant des Fluffys sont vraiment de drôles de bébittes. Il y en a même un qui a des airs de poisson rouge avec des pattes alors qu’il tente de s’échapper de l’agent Quall-e.
Quand j’ai ouvert la boite, j’ai été contente de constater qu’il y a un peu d’ordre dans le rangement. On retrouve de nombreuses pièces qui sont trop grosses pour être rangées avec minutie, mais on découvre rapidement qu’un petit coffre est prévu pour qu’on y glisse toutes les pièces qui seront utiles lors des parties. Dans mon cas, les petites pièces sont ensachées. Alors, les Fluffys n’ont pas pu être intégrés. C’est avec un grand plaisir que j’ai glissé les cartes dans le coffre. Ce faisant, elles ne se promènent pas dans la boite. La recommandation officielle est de les ranger dans l’ordinateur. Toutefois, comme mes jeux se déplacent beaucoup, j’ai trouvé cette option moyennement efficace. Alors vive la nouvelle utilisation du coffre!

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Le matériel et les illustrations
Le matériel qui compose le jeu Time Trouble est de très bonne qualité. Quand j’ai eu le plaisir de le dépuncher, j’ai été emballée par la quantité de pistes et de petits jetons. Tous sont faits en carton épais et ils sont agréables à manipuler. En plus, tout est absolument coloré et dynamique. On a de charmants petits Meeples qui représentent nos quatre héros. Aussi, j’ai un coup de coeur pour les cartes. Ces dernières sont transparentes et faites d’une matière plastique hautement satisfaisante.

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Les petits personnages sont très sympathiques. Ils représentent des créatures fantastiques et fortes tout en étant originaux. La chienne dynamique, la méduse dans son bocal, le vieux dinosaure et la chatte égyptienne forment une équipe à la fois atypique et joyeusement illustrée. On trouve un bel équilibre entre des images jeunesse et qui s’adressent à un public plus âgé.
Si j’avais une critique à formuler, je dirais toutefois que je ne comprends pas l’absence d’un sablier dans le matériel du jeu. La phase Action repose sur la gestion du temps et on a l’obligation de se débrouiller de manière autonome pour trouver une méthode qui servira au décompte. J’aurais sincèrement préféré un jeu un chouya plus cher et qui vient avec un sablier “de base” que de devoir m’arranger par moi-même. Oui, j’ai un cellulaire au bout des doigts, je le sais. C’est une question de principe. Peu importe le jeu, ça me gosse quand je dois trouver des éléments externes.

Les règles et la mise en place
Les règles de Time Trouble sont faciles à intégrer et à comprendre. Après tout, c’est un jeu qui se veut accessible pour les joueurs de 9 ans et plus. Le livret est un peu impressionnant, cela dit, car on y retrouve de façon très détaillée toutes les informations dont nous avons besoin, parfois même de manière un peu répétitive.
Du côté de la mise en place, il est nécessaire de s’adapter à chaque partie en fonction du niveau que nous avons choisi de tenter. En tout, il y a 7 niveaux disponibles. Selon le niveau choisi, il y aura une sélection unique de pistes à déployer. De plus, des jetons spéciaux viendront enrichir l’expérience unique à chaque étape. Soyez cependant assurés, le jeu n’est pas conçu pour que les joueurs les franchissent tous en une seule séance! Le seul élément qu’il faut garder en tête lors d’un changement de niveau, c’est qu’il faut au moins un joueur dans l’équipe qui a déjà joué au niveau précédent. De cette manière, il pourra guider son équipe efficacement dans l’intégration de la nouveauté.

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C’est un jeu pour qui?
Time Trouble est un bel exemple de jeu familial. On retrouve une combinaison gagnante de facteurs qui vont permettre de passer un agréable moment avec nos enfants de 9 ans et + (ou 8 ans si on a affaire à un jeune joueur aguerri). Le jeu a une complexité modérée, une allure folle et comme il est coopératif, cela permet de travailler les défis de certains jeunes comme la capacité à perdre sans péter les plombs. Car ici, on va perdre! Probablement plusieurs fois! Et c’est un apprentissage essentiel.
Expérience de jeu avec Time Trouble
Time Trouble est un jeu qui offre un défi un peu plus grand que ce qu’il semble proposer aux premiers abords. S’il est possible en lisant les règles de s’imaginer que ce sera facile et simple de parcourir le trajet et d’attraper des Fluffys, détrompez-vous! Le concept est simple. C’est vrai. Mais l’application concrète du concept, ça c’est autre chose. Voyons un peu ce que j’ai à dire sur chacune des phases du jeu.
La concertation
C’est à ce moment que tous les équipiers vont se donner un objectif commun en regardant la piste qui se trouve devant eux. La partie difficile de la concertation, c’est de faire en sorte que les joueurs moins disciplinés respectent les règles de communication préalablement établies. Les fois où j’ai joué, il y avait souvent quelqu’un qui finissait par dire “J’ai trois bleus!” au lieu de simplement mentionner qu’il pourrait faire avancer efficacement le joueur bleu.
Pendant la concertation, on nous suggère d’utiliser la barrette mémoire. Si cette dernière est vraiment très utile lorsqu’on joue avec des enfants ou des joueurs distraits, elle est un peu moins essentielle entre adultes concentrés. Comme il s’agit uniquement d’un support aide-mémoire, on peut décider de l’utiliser ou pas.
La phase Action
C’est lors de cette phase que commence le plaisir réel. Le délai de 40 secondes peut sembler bien suffisant pour coordonner la pose des cartes, mais il s’avère que c’est parfois un peu plus compliqué. Sans entrer dans les combinaisons infinies, on peut déjà éprouver un peu de difficulté à coordonner 3 cartes. C’est parfois un défi de taille considérant qu’on désire que les personnages atteignent précisément une case. Parfois, pour ne pas dire souvent, il faut vivre avec le résultat et ce dernier n’est pas celui qu’on espérait.

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Le dépacement des agents
Une fois qu’on a bien foutu le bordel avec les cartes, c’est là qu’il faut déplacer les agents vers les cases qui leur ont été assignées. Il est très important de comprendre qu’il faut les bouger dans l’ordre pré-établi, même si ça occasionne des désagréments. Par exemple, le décompte des pas pourrait amener deux agents sur la même case, alors le second agent devra occuper l’avant-dernière case de son décompte. En plus, on ne peut pas reculer les agents si on est passé à côté d’une case importante. Je vous jure, on l’a parfois, voire souvent dans l’os.
La phase Énergie
La phase Énergie est celle qui risque le plus de causer notre perte, en tous cas, c’est celle qui a été au cœur des échecs que ma gang et moi avons vécus. Si l’ajout de pistes et la suppression des pistes sont assez faciles à gérer (bien qu’il y ait un réel défi lié au positionnement des agents), le moment de payer le coût en énergie est plutôt… intense. Si le premier tour est généralement simple à traverser, il faut dès le second tour s’assurer que non seulement les Agents se tiennent en groupe, mais aussi qu’ils recueillent des Énergies sans quoi ce sera un bel échec de groupe.
La rotation d’équipe
C’est presque avec soulagement qu’on atteint la phase de rotation d’équipe, car ça signifie qu’on a survécu à la phase Énergie! C’est le moment de ramasser les cartes jouées dans l’ordinateur et de changer le Boss.
Et il se passe quoi avec les différents niveaux?
Soyons clairs, il est possible que plusieurs parties soient nécessaires pour passer au travers du premier niveau avec une victoire. La piste Objectif est vraiment difficile, car il faut positionner avec précision nos Agents sur les cases Objectif et que ces derniers aient en leur possession le bon nombre de Fluffys pour gagner. Et comme il faut payer de l’énergie à tous les tours de piste, ça finit par coûter cher… ou carrément coûter la partie.
Les ajouts à partir du second niveau sont appréciables. Les cadeaux et les détours peuvent s’avérer fort intéressants. D’ailleurs, pendant une des parties d’initiation que j’ai jouées avec des amis, certains se demandaient à quoi allait servir la zone cadeau sur le plateau Agent.
Je ne veux pas divulgâcher quoi que ce soit, mais sachez que les sables mouvants et la thalassophobie sont des éléments qui vont considérablement modifier votre planification lors de l’exploration des pistes des niveaux plus avancés. Soyez avertis!

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Mécanique de Time Trouble
La mécanique qui est mise de l’avant dans Time Trouble est indéniablement la coopération. Sans cet élément, toute la saveur et l’intérêt du jeu disparaîtraient. La communication entre les joueurs est essentielle tout en devant rester limitée et c’est parfait ainsi. La gestion de nos mains de cartes est aussi un point central. De plus, la présence d’une limitation en termes de temps qui a lieu en temps réel ajoute beaucoup à l’expérience. De plus, la gestion des déplacements est tout sauf évidente, même si aux premiers abords ça semble simple. Et comme tout le monde joue en ayant en tête les 4 personnages, personne ne peut jouer en individuel. C’est vraiment un cas de tout ou rien!
Aussi, les auteurs ont prévu un mécanisme de récompenses via la collecte d’étoiles. Cela permet de conserver l’intérêt des joueurs sur le long terme. Ce faisant, il est possible de «débloquer » certains bonus en plus des niveaux. Personnellement, ce n’est pas ce qui me plait le plus, mais je suis tout à fait consciente que les plus jeunes joueurs vont trouver fort stimulant cette progression concrète et visuelle. Oui, un espace est prévu dans le livret de règles pour qu’il soit possible de suivre notre collecte d’étoiles et de constater en un coup d’œil les bonus désormais disponibles.

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Thématique de Time Trouble
En ce qui concerne la thématique, je dois dire que c’est quand même bien réussi. Les personnages sont attachants et on se prend au jeu rapidement en les appelant par leur nom. Cela contribue à l’immersion. Et disons-le franchement, les Fluffys sont de petits monstres tout à fait adorables.
Le thème du voyage temporel est exploité de manière brillante : chaque époque a son identité visuelle et ses embûches, et les joueurs sentent vraiment qu’ils doivent réparer la ligne du temps avant que tout parte en vrille. La thématique et la mécanique s’emboîtent à merveille.
Ambiance et interactions
L’ambiance d’une partie de Time Trouble peut tout à fait être tendue, mais tellement drôle. Les 40 secondes de planification sont toujours accompagnées d’exclamations, d’idées contradictoires et de choix impulsifs. On rit, on chiale un peu, mais au final, on vit une expérience collective agréable en famille.
En ce qui concerne les interactions, il faut garder en tête que c’est un pur coopératif. Il n’y a pas d’actions solitaires possibles, tout passe par la communication et la coordination. Les interactions sont constantes et parfois chaotiques, ce qui fait tout le sel du jeu. Impossible de jouer en silence, et c’est tant mieux!
Rejouabilité de Time Trouble
La rejouabilité de Time Trouble est tout à fait convenable : entre les différentes époques, la variété des défis et la vitesse d’exécution, deux parties ne se ressemblent jamais. Le facteur «on peut faire mieux la prochaine fois » est omniprésent, ce qui pousse à enchaîner les parties. On aura la chance de vivre l’expérience renouvelée à chaque partie et les différents niveaux sauront stimuler la recherche de défis.
Bref, si vous aimez les jeux coopératifs et mignons qui présentent un bon défi, alors Time Trouble est pour vous!

On aime Time Trouble pour:
– Le look de la boîte attirant et les illustrations mignonnes comme tout;
– Les règles du jeu simples à comprendre;
– Le matériel de bonne qualité;
– La rejouabilité qui est bien grâce aux niveaux et à la difficulté de réussite;
– L’ambiance motivée par le temps limité;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu accessible aux familles;
– L’interaction constante entre les joueurs;
– La thématique sympathique;
– La mécanique coopérative et essentielle;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu fluide, qu’il se joue bien.

On aime moins Time Trouble pour:
– L’absence d’un sablier;
– Les échecs répétés qui peuvent être démotivants pour les jeunes joueurs.
Il est à noter que:
– Si vous n’aimez pas les jeux coopératifs, alors vous pourriez ne pas aimer ce jeu.

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Merci à notre partenaire Asmodee de nous avoir offert
une copie du jeu Time Trouble pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu Toy Battle.

