Cerveau, manger, cerveau, humains ! Dans Eat Zem All, vous allez jouer le rôle d’un zombie tentant d’envahir une maison ou un stationnement afin de dévorer des humains. Dans ce jeu, vous allez vivre une expérience de tower defense inversé : cette fois, c’est nous qui attaquons les humains, tandis qu’eux tentent de se protéger et de se défendre contre nous. Original ? ABZOLUMENT !
Eat Zem All
Auteur: Loïc Lamy;
Illustrateurs: L. Lullabi, T. Gearing et Y. Valeani;
Éditeur: Origames;
Distributeur: Pierre Belvédère;
Nombre de joueurs: 2 à 4 joueurs;
Durée: 30 à 60 minutes;
À partir de: 14+;
Thématiques: Horde de Zombies, humains et survie;
Mécaniques: Jeu de plateau, de tower defense inversé, de déplacements et de majorité.

C’est quoi le but?
Vous incarnez des hordes de zombies affamées. À son tour, la horde active attaque. Il faut donc choisir une carte Zombie du plateau : elle offrira un effet principal à toutes les hordes et accordera un effet bonus à la horde active. À la fin du tour, les humains ripostent ! Ils pourront, entre autres, vous tirer dessus ou tenter de s’échapper… tant que vous ne les aurez pas tous croqués ! Chaque morsure et chaque humain achevé vous rapprochent de votre objectif : devenir la horde dominante en obtenant le plus de points de victoire à la fin de la partie.

Comment on joue à Eat Zem All?
Eat Zem All propose deux modes de jeu:
– La maison (qui sera expliquée dans cette chronique);
– Le cimetière, où il faut empêcher les humains d’atteindre la voiture.
Une partie se joue à tour de rôle, en plusieurs manches, chacune comportant deux phases: – Les zombies attaquent;
– Les humains se défendent.
À son tour, le joueur actif choisit une carte parmi celles disponibles dans la rivière et applique l’effet du haut. Ensuite, il réalise les actions situées dans le bas de la carte. Les autres joueurs effectuent également les actions indiquées en haut de cette même carte, car elles concernent toutes les hordes. Ils doivent le faire à tour de rôle !
Chaque symbole correspond à un effet:
– Les têtes de zombie permettent de réaliser des actions : se déplacer, mordre un seul humain adjacent par tour ou détruire une barricade. Attention, les obstacles font tomber les zombies. Ceux-ci peuvent ramper mais ne peuvent pas se relever, ce qui les rend plus vulnérables lors de la phase de riposte des humains.
– Les symboles de croix permettent d’ajouter un zombie, soit à l’extérieur, soit à l’intérieur de la maison;
– Le symbole de main permet d’ajouter une de vos cartes actions au deck de zombie. Lorsqu’une de vos cartes est choisie par un autre joueur, vous pourrez également réaliser l’action du bas à votre tour: c’est un bonus;
– Le symbole de peur permet d’effrayer un humain;
– Le symbole de mutation permet d’acquérir de nouvelles mutations pour améliorer les capacités de votre horde.

La riposte des humains!
Lorsque les joueurs ont terminé de jouer leurs actions, le joueur actif doit piocher trois cartes de la pioche des humains et en résoudre les effets. Les humains peuvent ainsi se déplacer, attaquer les zombies, et certains tenteront de s’échapper ! S’ils attaquent un zombie debout, celui-ci tombe au sol. S’ils attaquent un zombie déjà à terre, il meurt immédiatement, et le joueur concerné replace le zombie dans sa réserve. Lorsqu’ils s’enfuient, les humains se déplacent en fonction des numéros sur les pièces, et certains symboles leur permettent de changer de pièce. À tout moment, il ne peut y avoir plus de six humains ou zombies sur une même case.

Il y a Adèle, Omar, Ève (elle veut atteindre la voiture), Harry, Kate, Gabriel (il s’enfuit par les fenêtres ou les portes non surveillées), Odile et Larson. Chaque humain a des points de vie. Lorsqu’un humain est croqué, le joueur obtient un jeton, qui rapportera un point à la fin de la partie. Parmi ces jetons, il y en a un blanc, particulièrement utile lorsque l’humain meurt. En effet, à ce moment-là, les joueurs calculent le nombre de jetons en leur possession ainsi que le nombre de zombies de leur couleur qui sont debout et adjacents au personnage décédé. La horde majoritaire remporte la tuile du personnage. La horde qui a infligé la dernière blessure obtient la tuile du bas de ce personnage et applique son effet. Enfin, le joueur qui a croqué l’humain en premier remplace le personnage sur le plateau par l’un de ses zombies.

OK, et le jeu se termine quand?
La partie prend fin lorsque tous les humains sont morts ou se sont échappés, car certains peuvent parvenir à fuir.
Les joueurs comptent ensuite l’ensemble des points obtenus durant la partie, et celui ou celle qui en a le plus l’emporte !


C’est tout?
Le jeu propose un plateau recto verso. Au verso, se trouve un cimetière ainsi qu’une autre façon de jouer à Eat Zem All.
De plus, il est possible de se procurer 2 packs contenant chacun un personnage humain supplémentaire: Nick ou Dylan.

Ce que je pense du jeu Eat Zem All?
Dès le premier regard, Eat Zem All retient l’attention et pas qu’un peu ! Son look accrocheur et ses illustrations dynamiques attirent immédiatement l’œil. On se retrouve vite plongés dans une ambiance amusante et mordante! Il faut dire que les jeux de zombies ont toujours eu un certain attrait, mais ici, l’approche est originale. En effet, au lieu d’incarner des humains tentant d’échapper à une invasion, les joueurs se glissent dans la peau des zombies en quête de chair fraîche. Cette inversion des rôles est non seulement rafraîchissante, mais elle donne aussi une identité forte au jeu.
Un design qui retient l’attention!
J’adore le style de Eat Zem All. Le look de la boîte et les illustrations sont tout simplement remarquables. Elles ne se contentent pas d’être jolies, elles participent pleinement à l’immersion des joueurs. Le style cartoon, des zombies aussi effrayants que loufoques et des personnages aux expressions exagérées renforce le côté décalé et le fun du jeu. Le plateau de jeu, les cartes et les pions sont tous bien illustrés. Contribuant ainsi à une expérience visuelle qui met dans le mille!

Un matériel riche et de qualité
Un autre point fort d’Eat Zem All est la qualité et la quantité du matériel fourni. Le jeu regorge d’éléments variés, tous bien pensés et solides. Les cartes sont épaisses et bien imprimées, les jetons sont robustes, et le plateau réversible ajoute une nouvelle dimension à la rejouabilité. J’aime aussi beaucoup les pions qui sont tous différents!
Des règles accessibles, mais un livret à revoir
Là où Eat Zem All rencontre un obstacle, c’est au niveau de son livret de règles. Si le jeu en lui-même n’est pas vraiment complexe, les explications fournies laissent parfois à désirer. En effet, le livret est volumineux, mal rédigé, il comporte des zones grises et des éléments non expliqués ou bien ambigus. J’ai tenté de répondre à plusieurs questions en lisant un document sur BGG. Enfin, vous l’aurez compris, le livret peut poser des difficultés lors des premières parties. C’est dommage, parce que ce jeu mérite un livret de règles à la hauteur de son potentiel.
Cependant, une fois les imprécisions surmontées, les règles s’assimilent assez bien, et le jeu devient fluide et intuitif. Il est accessible et peut être joué avec des enfants de 10 ans et plus, malgré l’indication sur la boîte, ce qui en fait une excellente option pour les familles désirant jouer à un jeu d’une durée supérieure à 60 minutes.

Une bonne rejouabilité!
Eat Zem All propose une bonne rejouabilité. Le plateau réversible permet d’explorer deux manières différentes de jouer, offrant ainsi des expériences variées à chaque partie. Ajoutez à cela la diversité des stratégies possibles et des choix offerts aux joueurs, et vous obtenez un jeu que l’on veut sortir régulièrement et pas seulement à l’Halloween. Chaque partie réserve son lot de surprises et de rebondissements et j’ai vraiment adoré ça!
Une ambiance tendue et compétitive
Eat Zem All réussit à créer une atmosphère à la fois tendue et compétitive. Chaque joueur doit constamment s’adapter aux actions des autres et anticiper les décisions adverses. L’imprévisibilité des parties et le caractère frénétique de certaines phases de jeu ajoutent à l’excitation générale. Et pas qu’un peu!
De plus, il n’y a pas de temps morts. Ici, tout le monde est impliqué en permanence! Que ce soit en jouant son propre tour ou en effectuant nos actions pendant celui des autres, on est toujours sollicité, ce qui maintient l’intérêt pendant toute la partie.

Une thématique bien exploitée
L’immersion de la thématique est réussie! En effet, on ressent l’esprit du jeu aussi bien visuellement que mécaniquement. L’idée d’un tower defense inversé est brillante! Au lieu de protéger un territoire, les joueurs incarnent les attaquants. Chaque action entreprise rappelle le comportement de hordes de zombies déchaînées, et les stratégies mises en place pour surpasser la défense adverse sont logiques et immersives. J’avoue trouver amusant d’expliquer qu’un zombie peut tomber du plafond sur une case, trébucher dans l’entrée ou une fenêtre et ramper au sol.
Un temps de jeu plus long que ce qui est annoncé!
La boîte indique une durée de partie d’environ 60 minutes, or il est fréquent qu’elles prennent plus de temps. Toutefois, sans être un défaut, cela témoigne du caractère sympathique du jeu. On est tellement pris dans l’action et les stratégies à mettre en place que le temps passe sans qu’on s’en rende compte. Enfin, on veut prendre une revanche, tester une nouvelle approche, un autre mode de jeu ou rejouer pour le plaisir!

Un jeu addictif malgré son livret de règles!
En terminant, Eat Zem All est une belle découverte pour moi. Ce jeu plaira à un large public et j’ai adoré le présenter dans un événement ludique. Il combine un look, une mécanique originale et une forte interactivité entre les joueurs. Son plateau réversible et sa grande rejouabilité en font un jeu qui ne s’épuise pas après quelques parties. L’absence de temps morts et l’ambiance tendue renforcent encore plus son attrait. Et ce malgré les problèmes avec le livret de règles. Eat Zem All est un jeu assez fluide et dynamique, qui offre une expérience vraiment le fun et immersive à chaque partie. Au final, vous aurez du plaisir à croquer des gens! Et pas qu’un peu!
Bref, si vous aimez les jeux de tower defense et les zombies, alors le tower defense inversé de Eat Zem All et ses deux modes de jeu sont pour vous!!

On aime Eat Zem All pour:
– Le look de la boîte et les illustrations qui attirent l’attention et pas qu’un peu;
– Les règles du jeu qui s’expliquent plutôt bien;
– Le matériel de bonne qualité et en grande quantité;
– L’excellente rejouabilité grâce à son plateau réversible offrant deux manières de jouer;
– L’ambiance de jeu à la fois tendue et compétitive;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu accessible permettant de jouer avec des enfants de 10 ans et plus, malgré la notice sur la boîte;
– La forte interaction entre les joueurs: pas de temps morts, car chacun effectue une action à chaque tour des joueurs;
– La thématique bien présentée et intégrée;
– La mécanique de jeu est originale avec un tower defense inversé;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu fluide et et agréable à jouer.

On aime moins Eat Zem All pour:
– Le livre de règles, qui est vraiment très mal rédigé;
– Les zones floues ou les questions sans réponse dans le livre de règles;
– Le temps de jeu qui dépasse les 60 minutes.
Il est à noter que:
– Si vous n’aimez pas les jeux de Tower Defense qu’il vaut mieux jouer à autre chose.

Merci à notre partenaire Pierre Belvédère de nous avoir offert
une copie du jeu Eat Zem All pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu Planet Unknown.

