Dans Cités Royales, venez incarnez un Noble à la poursuite du trône. Venez construire les cités les plus influentes pour afin de remporter les majorités et surtout la victoire !
Cités Royales
Auteur: William Liévin;
Illustratrice: Marina Coudray;
Éditeur: Origames;
Distributeur: Pierre Belvédère;
Nombre de joueurs: 1 à 4 joueurs;
Durée: 60 minutes;
À partir de: 12+;
Thématiques: Royaume, cités, bâtisseurs, nobles et trône;
Mécaniques: Jeu de cartes, de majorité, de planification et de prises de risques.

C’est quoi le but?
Dans Cités Royales, incarnez des Nobles en quête du trône. Utilisez vos cartes pour leurs effets ou pour bâtir des cités, établissez des majorités et cumulez des points de victoire pour l’emporter.

Comment on joue à Cités Royales?
Dans ce jeu, chaque joueur incarne un Noble tentant de prendre le pouvoir en dominant six cités, chacune représentée par une couleur. Une partie se joue en 4 saisons divisées en 2 phases: Fondation des Cités et Fin de Saison.
À chaque tour, vous jouez une carte de votre main ou bien défausser une carte de votre Cité pour activer son effet spécial ou non. À la fin de votre tour, il faut ajouter une carte au Marché si vous n’avez pas acheter de cartes durant votre tour.
Une fois par saison, vous pouvez acheter une ou plusieurs cartes du marché, mais attention : si trois cartes de même couleur s’y accumulent, une révolte éclate, forçant l’achat immédiat d’une carte et accordant des points aux adversaires. La capacité d’achat dépend du nombre total de cartes visibles dans le Marché et la Réserve. Les cartes achetées vont dans votre main.
Enfin, la Fin de Saison se joue en simultanée. C’est à cette étape que les joueurs construiront leurs cartes de leur mains dans leurs Cités. Les cartes doivent être placées dans la colonne correspondante de votre Cité en respectant l’ordre croissant des valeurs. Puis les majorités seront départagées pour l’obtention des victoire. Puis le bonus de rattrapage sera attribuée et une nouvelle Saison pourra débuter.

OK, et le jeu se termine quand?
Après quatre saisons, le joueur ayant accumulé le plus de points de victoire grâce aux majorités et aux effets bien utilisés est couronné souverain.

C’est tout?
Dans le mode solo, vous affrontez un adversaire virtuel appelé le Régent. Le jeu se déroule sur 4 saisons, sans héros ni héroïne et les règles de base restent inchangées. En début de partie, vous piochez des cartes pour démarrer les cités du Régent et constituer votre main. Pendant la phase de Fondation, vous jouez normalement. Cependant, chaque fois que vous ajoutez une carte au marché, vous devez également en construire une pour le Régent. Celui-ci suit des règles spécifiques et n’agit pas pendant votre tour.
En fin de saison, il vous vole la carte la plus haute de la couleur qui vous a rapporté le plus de points. S’il est en retard, il pioche des cartes bonus et les construit automatiquement. À la fin des 4 saisons, vous comparez vos scores et consultez le tableau des légendes pour voir votre performance. Ce mode propose un défi stratégique immersif, fidèle à l’expérience multijoueur.

Ce que je pense du jeu Cités Royales?
Cités Royales est une belle surprise pour moi et ceux avec qui je l’ai testé. Dès l’ouverture de la boîte, on est charmés par les illustrations élégantes et l’univers médiéval qui s’en dégage. Il n’y a pas à dire, l’iconographie est claire, les cartes sont bien lisibles et le design épuré facilite l’immersion dans cette lutte pour le trône. Je trouve que le souci du détail visuel rend l’expérience agréable dès les premières minutes. Le matériel, notamment les plateaux personnels, les cartes rigides et les jetons en bois est robuste et bien pensé. Cela nous permet de nous glisser dans le thème de la conquête du pouvoir!

Dynamique, tendu et tactique!
Du côté des mécaniques, Cités Royales s’impose rapidement comme un jeu de majorité et de décisions tendues. En effet, chaque tour nous pousse à faire plusieurs choix : utiliser une carte pour son effet immédiat ou la conserver pour construire ses cités et viser les majorités? Acheter maintenant ou attendre une meilleure combinaison au risque de se faire devancer? Cette tension constante crée une dynamique de jeu très engageante. D’ailleurs, le système de majorité pour gagner des points à la fin de chaque saison est simple, mais vraiment efficace. On est toujours en train d’anticiper les coups des autres, de surveiller leurs couleurs dominantes et d’évaluer le bon moment pour jouer le pouvoir de l’une de nos cartes. Je trouve aussi que la mécanique de marché, avec sa gestion du risque et des révoltes ajoute du suspense et favorise également les coups tactiques.

Interaction indirecte
L’interaction entre les joueurs est particulièrement marquée, mais jamais agressive ou punitive. Ici, il n’est pas question de saboter directement les autres, mais plutôt d’anticiper leurs plans, de couper l’herbe sous le pied en prenant les cartes convoitées ou de provoquer une révolte. Cette interaction indirecte, mais constante rend les partie plus conviviale. En effet, on suit la partie et j’adore la tension ressentie. On analyse beaucoup dans ce jeu et on s’amuse! Cette lecture constante du jeu des autres, alliée à la nécessité de planifier ses propres Cités, donne à Cités Royales une profondeur tactique. Cette dernière séduira les amateurs de jeux intermédiaires à experts. J’avoue que moi, il m’a conquise!

Une bonne rejouabilité!
La rejouabilité est assurée par plusieurs éléments comme la pioche des cartes, bien sûr. Aussi par les effets à utiliser au bon moment et la dynamique du marché qui change à chaque tour. L’ajout d’un mode solo est un vrai plus, je trouve qu’il est bien conçu et fidèle à l’esprit du jeu. Le fait que le Régent vole en fin de saison crée une vraie pression et oblige à planifier avec encore plus de soin. Ce mode est suffisamment simple à gérer pour qu’on y retourne avec plaisir, sans avoir à recalculer trop de choses.

Fluidité du jeu?
Malgré toutes ses qualités, Cités Royales n’est pas sans défaut. Le jeu peut sembler un peu long à quatre joueurs, surtout si certains prennent beaucoup de temps à analyser toutes leurs options. Un joueur très analytique peut ralentir la cadence, ce qui nuit à la fluidité du jeu. De plus, même si les règles sont relativement claires, quelques subtilités auraient gagné à être mieux expliquées, notamment autour des effets des cartes et de la gestion des révoltes.
Heureusement, une fois la première partie passée, le jeu devient intuitif et se joue avec aisance.
J’ai pu jouer plusieurs partie à 2, trois et quatre joueurs et j’ai adoré mes différentes expériences. Je pense que j’aurais aimé un peu plus de diversité dans les effets des cartes pour multiplier les stratégies. En revanche, j’adore vraiment jouer à ce jeu!

En conclusion
En résumé, Cités Royales est un jeu de stratégie élégant, accessible et interactif. Il conviendra parfaitement aux joueurs à la recherche d’un défi tactique sans être trop lourd. Il brille par son esthétique, son système de marché ingénieux et son rythme de jeu dynamique. J’apprécie énormément la tension croissante au fil des saisons, les dilemmes permanents et l’équilibre entre planification personnelle et lecture du jeu de nos adversaires. C’est donc un jeu qui peut facilement entrer dans une ludothèque familiale+, mais aussi dans celle de joueurs intermédiaires. J’adore sa profondeur et je pense qu’il va séduire les joueurs les plus aguerris pour son accessibilité, sa rejouabilité et son aspect tactique.
Bref, si vous aimez les jeux de majorité, de stratégie où chaque décision compte et des mécaniques profondes, alors Cités Royales est pour vous!

On aime Cités Royales pour:
– Le look élégant de la boîte et les illustrations immersives;
– Les règles du jeu bien décrites;
– Le matériel de bonne qualité et sa mise en place rapide;
– La rejouabilité excellente en raison de la variété des cartes;
– L’ambiance tendue et stratégique lors de chaque partie;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu experts dans une petit boîte;
– L’interaction constante durant la partie;
– La montée en puissance au fil de la partie;
– Les dilemmes captivants et le plaisir de faire des choix;
– La thématique intéressante;
– Les mécaniques simples, mais riches en décisions;
– Le format compact et portatif;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu fluide et qui est plaisant à jouer.

On aime moins Cités Royales pour:
– Les règles qui sont initialement complexes;
– L’expérience de jeu qui varie selon le nombre de joueurs.
On aurait aimé:
– Un thème plus originale.
Il est à noter que:
– Si vous êtes une personne allergique au hasard, alors vous pourriez ne pas aimer ce jeu.

Merci à notre partenaire Pierre Belvédère de nous avoir offert
une copie du jeu Cités Royales pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu Eat Zem All

