Crazy Kick, avis, critique et test de jeu

Le thème du sport est présent en jeu de société, mais pas tant que ça. Ainsi, quand je trouve un nouveau venu dans cette catégorie, je vais assurément aller m’informer et souvent, l’acheter. Quand j’ai vu Crazy Kick, un petit jeu d’ambiance et de rapidité dans le thème du soccer (ou du foot pour nos amis français), bien sûr que ma curiosité a été piquée! Est-ce que vous allez parier sur ce dernier pour votre prochaine partie entre amis? Je dirais que oui! Découvrez pourquoi!

Crazy Kick
Auteur: Reiner Stockhausen;
Illustrateur: Ronan Le Maître;
Éditeur: OYA;
Distributeur: Îlo;
Nombre de joueurs: 2 à 8 joueurs;
Durée: 15 minutes;
À partir de: 8+;
Thématiques : sport, soccer, foot;
Mécaniques : Jeu de rapidité, de cartes, d’observation, de semi- coopération et compétitif.

Crazy Kick.
Photo de Meeple Qc.
La mise en place est très simple!

C’est quoi le but?

Dans Crazy Kick, le premier joueur, ou la première équipe, à marquer 5 buts gagne la partie! Pour se faire, vous devrez placer une carte de joueur ou de but sur la pile du match au bon moment de façon à progresser avec des passes, des interceptions ou des tirs pour pouvoir ultimement placer une carte But.

Crazy Kick.
Photo de l’éditeur.

Comment on joue à Crazy Kick?

Avant tout, c’est un jeu ultra simple dans ses règles. 

Ainsi, deux équipes s’affrontent en temps réel. Selon le nombre de joueurs, ceux-ci se divisent donc dans chacune de ses deux équipes. Chaque équipe est composée d’une série de cartes de joueurs. Ces cartes sont divisées équitablement, face cachée, entre les joueurs de cette équipe pour former une pile de cartes prête à être révélée.

Ensuite, chaque joueur possède deux ou quatres zones (selon le nombre de joueur dans cette équipe) où il pourra révéler des cartes de joueur face visible. Ces piles de cartes représentent son banc de joueurs disponibles. 

Pile de match

En cours de partie, chaque joueur décide à quel moment il prend une carte de ses piles de joueurs face visible pour la placer sur la pile centrale du match. Cette pile au centre de la table représente le déroulement du match. Quand une carte est placée, deux informations sont habituellement visibles. Pour l’équipe à qui appartient ce joueur, il y a un ou deux noms de joueurs à qui il peut faire, par exemple, une passe ou marquer un but. L’objectif est alors de placer une autre carte avec le bon nom de joueur demandé pour faire progresser le jeu (et sa pile de cartes).

De l’autre côté, pour l’équipe adverse, il y a le nom d’un joueur qui pourrait intercepter la balle. Si l’équipe adverse met la carte du bon joueur au bon moment, elle prend alors possession de la balle. Il y a aussi des cartes de gardiens de but qui peuvent arrêter des tirs quand c’est demandé. Et les cartes But peuvent être utilisées par certains joueurs.

Ainsi, les deux équipes qui s’affrontent vont pouvoir placer des cartes sur la pile du match, à partir de leurs piles de cartes de joueurs face visible selon ce qui est demandé au courant du match. Quand une carte est placée au centre de la table, le joueur doit dire le nom du joueur à voix haute pour avertir les autres joueurs. La première carte jouée en début de partie doit toutefois être un gardien de but.

En résumé

Bref, il y a trois différents types de piles de carter à gérer : 

la pile de cartes face cachée que chaque joueur possède qui représente son équipe;
les piles face visible de son banc de joueurs disponible pour intervenir en cours de match (deux ou cartes piles selon le nombre de joueur)
la pile de match centrale où les deux équipes placent leurs cartes de joueurs 

Le tout se passe en temps réel, pour toutes les piles de cartes. Chaque équipe décide quand elle place une carte sur une de ses piles de joueurs ou la pile de match au centre de la table. Si la pile de joueurs face cachée est vide, le joueur prend les piles de cartes de joueurs face visible, mélange le tout et recommence à former ses piles de joueurs.

Crazy Kick.
Photo de l’éditeur.

OK, et le jeu se termine quand?

Dès qu’une équipe a pu jouer sa 5e carte de but, la partie se termine. Cette équipe gagne alors la partie.

Crazy Kick.
Photo de Meeple Qc. Les bleus ont compté un but!

C’est tout?

C’est une réédition d’un jeu initialement disponible en 2006.

Ce que je pense du jeu Crazy Kick?

Avant tout, l’édition de ce jeu est franchement intéressante. Tout d’abord, tout entre dans une petite boîte magnétique. De leur côté, les cartes ont une forme qui permet de les trier rapidement après une partie. Oui oui, elles se séparent en deux piles grâce à leur forme en triangle. Cela accélère donc la relance d’une nouvelle partie (souvent exigé par l’équipe qui a perdu!). Et leur qualité est top pour durer avec plusieurs manipulations parfois pas douce!

Le visuel est sympathique. De plus, le nom des joueurs sur les cartes est bien visible. Aussi chaque joueur a un numéro pour faciliter le repérage de l’information rapidement. Et les illustrations font franchement bien le travail.

Finalement, la présentation des règles est efficace. C’est une bonne idée d’avoir résumé le tout directement sous la couverture de la boîte. En effet, c’est simple à comprendre et à expliquer. Ça prend deux minutes et hop c’est parti. Bref, un jeu efficace côté matériel et règles pour être montré facilement à des nouveaux joueurs.

Crazy Kick.
Photo de l’éditeur.

Public cible et ambiance

Le jeu est accessible par ses règles simples à un large public. Si vous êtes fans de jeux d’ambiance avec un thème sportif, c’est un très bon choix. Le jeu fonctionne bien à deux. Chaque joueur aura à surveiller ses quatre piles de cartes de joueur et la pile du match. Cela donne beaucoup d’informations à suivre et le tempo est un peu ralenti. J’ai quand même aimé ces parties et ça fonctionne très bien. 

On ressent un plus le chaos que si nous sommes 6 joueurs qui est l’autre configuration que j’ai pu essayer. En effet, la c’est autre chose. L’ambiance autour de la table est folle. Une tension s’installe et le rythme du jeu va vite. Ça peut parler fort, crier des noms de joueurs à tout va et tenter de trouver une carte de joueurs précise pour intercepter une menace. Quand un but est inscrit, c’est la fête au village comme on dit. L’interaction est aussi forte entre les joueurs d’une même équipe. Mais aussi contre l’autre équipe ce qui aide à créer une ambiance folle autour de la table. Si vous jouez en pub ou dans un lieu public, faites un peu gaffe tout de même!

De plus, le jeu se veut accessible dès 8 ans. Je crois que ce serait possible même avant, en adaptant la vitesse de jeu en tour par tour. Il faut surtout que le jeune puisse bien lire le nom sur les cartes. Sinon, ce jeu s’adapte à tout fan qui aime les jeux d’observation, de vitesse et d’ambiance. Il n’est donc pas nécessaire d’être un joueur d’expérience.

Crazy Kick.
Photo de Meeple Qc.
Une partie à quatre joueurs.

Mécaniques du jeu et thématique

De plus, le jeu se base sur la rapidité avec une forte dose de hasard puisque les piles de cartes sont mélangées au départ. Cela peut frustrer les joueurs qui n’aiment pas subir ce genre de hasard. Pour ma part, cela fait partie du style du jeu et ça ne me dérange pas. Au contraire, il faut peut-être miser sur la rapidité et faire tourner vos cartes. Le but est alors de les mélanger souvent afin de faire tourner les possibilités. Sinon, votre but peut être de former des piles de cartes qui sont stratégiques en alignant le nom des joueurs. C’est alors plus simple d’en jouer plusieurs à la suite pendant que l’autre équipe essaie de suivre. Bref, le hasard fait partie intégrante du chaos créé par ce jeu. Et le jeu permet différentes stratégies. Ainsi, je trouve qu’il offre justement cette belle dose d’imprévisibilité et donc, de fun. 

Le thème est aussi bien présenté, quoique ça aurait pu être n’importe quel sport d’équipe. Ça fonctionne bien. Pour les fans de soccer, avoir eu deux équipes avec des joueurs réels aurait permis de connaître l’alignement et aider à créer des synergies plus efficacement. Mais comme ça se veut un jeu grand public et d’ambiance avant tout, ce n’est pas mal en soi. Et pour ceux qui y joueront souvent, ils vont en venir à connaître les noms de leur équipe!

Aussi, ça aurait été intéressant d’avoir des pouvoirs activables en cours de partie. Par exemple, un temps d’arrêt, un changement par l’entraîneur ou un super joueur qui entre en jeu. Ça aurait dynamiser et diversifier encore plus les parties. Des idées pour une extension peut-être!

Crazy Kick.
Photo de Meeple Qc.

Rejouabilité

Crazy Kick est un petit jeu qui offre beaucoup de fun avec peu de règles. Les tours de jeu s’enfilent à la vitesse de l’éclair. Parfois, on dirait même que les joueurs partent en échappée, comme dans une vraie partie de soccer. Il suffit d’enchaîner avec agilité plusieurs cartes de suite et la tension monte vite. Ce n’est pas un petit jeu calme avant le dodo disons! De plus, grâce à sa simplicité à l’expliquer et à le mettre en place, c’est un jeu qu’on a le goût d’y revenir et sortir souvent en apéro, en amis et en famille. En effet, la rejouabilité est présente grâce à cette facilité à le sortir en de multiples occasions. Il va alors possiblement créer des moments mémorables où la camaraderie et l’adversité vont se côtoyer pendant une quinzaine de minutes bien vivantes.

Photo de Meeple Qc.
Les bleus peuvent enchaîner un petit combo en jouant la carte demandée de Mia pour enchaîner rapidement avec Julie qui marquera ainsi un but!

En conclusion:

Crazy Kick est un jeu qui remplit bien son mandat et qui a toutes les qualités pour plaire. Il faut apprécier cette dose de hasard pour aimer le jeu pleinement à mon avis. Si vous y arrivez, vous retrouverez un jeu vraiment fun à jouer. Et il saura réveiller votre ami fatigué ou faire dépenser l’énergie débordante de votre enfant.

Bref, si vous aimez les jeux en équipe de rapidité, d’observation et surtout, de chaos alors Crazy Kick est pour vous!

On aime Crazy Kick pour:

– Le look de la boîte et illustrations;
– Les règles du jeu simples à apprendre et à montrer;
– La qualité du matériel;
– La re jouabilité intéressante grâce aux dynamismes des parties;
– La forme des cartes qui aide à les trier et refaire une partie rapidement;
– L’ambiance dynamique et folle autour de la table;
– Un jeu accessible à tous (intergénérationnels);
– L’interaction très présente entre les membres d’une équipe et contre l’adversaire;
– La thématique sportive à nouveau exploité (et on aime ça!);
– La mécanique de piles de cartes de joueurs et la pile centrale aide vraiment à créer une intensité dans la partie;
– Le sentiment d’échappée et de perdre l’avantage soudainement;
– La facilité à sortir;
– Le hasard est bien utilisé ici et des stratégies sont même possibles pour le gérer;
– Les parties sont rapides et rythmées;
– Le jeu fluide, se joue bien.

On aime moins Crazy Kick pour:

– Le tempo est nettement différent dans une partie à deux joueurs;
– Deux équipes génériques qui n’existent pas ce qui rend l’attachement au jeu un peu moins intéressant;
– La thématique plutôt plaquée.

On aurait aimé:

– Des cartes de pouvoir pour dynamiser les parties comme une action par l’entraîneur, un temps d’arrêt ou un super joueur qui entre en jeu?

Il est à noter que:

– Vous êtes une personne allergique au hasard, alors vous pourriez ne pas aimer ce jeu;
– Si vous êtes une personne qui n’aime pas les jeux de rapidité, alors ce jeu n’est possiblement pas pour vous;
– Vous n’aimez pas être embêté par les autres joueurs, alors il vaut mieux éviter ce jeu.

Merci à notre partenaire Îlo de nous avoir offert
une copie du jeu Crazy Kick pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu 6 qui prend! Le Baron.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.