Ce soir commence le tournoi de magie, invitant sorciers de tous les horizons à la Wizards Cup! En tant que grand mage de ces contrées, vous participez évidemment aux festivités. Pour cela, sélectionnez les meilleurs sorciers de votre pays et faites rayonner votre Pouvoir Magique dans tout le pays. Programmez! Combattez! Triomphez! Abordez l’univers des duels entre sorciers que nous présente Wizards Cup, un merveilleux petit jeu d’initiation au principe de l’autobattler.
Wizards Cup
Auteur: Seiji Kanai;
Illustrateur: Yamamori;
Éditeur: La Boite de Jeu;
Distributeur: Randolph;
Nombre de joueurs: 2 joueurs;
Durée: 15 minutes;
À partir de: 12+;
Thématiques: Bataille, sorciers, sorts;
Mécaniques: Jeu de cartes, de bataille et de construction de deck.

C’est quoi le but?
Le but de Wizards Cup est d’être le sorcier qui a monté la meilleure équipe et qui remporte une majorité de victoires.

Comment on joue à Wizards Cup?
Une partie de Wizards Cup se joue en deux temps. Dans un premier temps, on doit monter notre équipe de combattants. Pour ce faire, il faut d’abord que notre adversaire choisisse pour nous au hasard une carte de notre deck. Ensuite, nous pouvons choisir les 5 autres cartes qui vont composer notre équipe.
Une fois cela fait, il faut sélectionner 5 cartes et les ordonner. La 6e carte sera la carte en attente. Elle sera peut-être jouée, mais ce n’est pas certain.
Après cette étape, le duel peut s’enclencher. Chaque joueur retourne sa première carte et on doit résoudre les effets. Trois critères permettent de déterminer le vainqueur:
1 – Son pouvoir magique;
2 – Son élément associé;
3 – Sa valeur numérique.
Le gagnant du duel laisse sa carte en place alors que le perdant doit la défausser. Ensuite, ce dernier met une nouvelle carte en jeu et on continue à résoudre les duels jusqu’à ce qu’un des joueurs n’ait plus de cartes dans sa zone de Duel. Le premier joueur à ne plus avoir de cartes en jeu perd la manche. Le gagnant récupère un jeton Victoire.

OK, et le jeu se termine quand?
La partie se termine lorsqu’un des joueurs possède 2 jetons Victoire à la fin d’une manche. On peut donc déduire que deux ou trois manches seront nécessaires pour que la victoire soit déterminée.

C’est tout?
Wizards Cup est disponible en plusieurs langues dont l’anglais, le français, l’allemand et le japonais. Il en est actuellement à sa deuxième édition en anglais.

Photo de l’éditeur
Ce que je pense du jeu Wizards Cup?
Quand j’ai eu la boite de Wizards Cup entre les mains, ma curiosité a tout de suite été piquée. Mais quel était ce minuscule jeu, prévu pour deux joueurs, qui semblait tout droit tiré d’un univers magique? J’ai vraiment eu envie de le mettre sur la table rapidement. En prime, quand j’ai ouvert la boîte, j’ai pu constater que le rangement intérieur, bien que des plus simples, convenait très bien. Ici, pas d’espace perdu, pas d’insert thermoformé, rien! Une boite toute simple, tout juste plus grande que les cartes, et qui suffit amplement. Sérieusement, je ne ressens même pas le besoin d’ensacher les jetons Victoire. Mon jeu s’est promené avec moi autant comme autant et rien ne bouge dans cette boite.

Le matériel et les illustrations
Le matériel qui compose le jeu Wizards Cup est des plus simples. On a trois jetons Victoire, deux ensembles de 18 cartes et deux aides de jeu. C’est tout! Un des ensembles de cartes est blanc et l’autre est noir. Ils sont tous les deux constitués des mêmes cartes, alors il n’y a pas vraiment de complications ici.
Là où ça devient intéressant, c’est quand on commence à regarder les cartes. Elles sont toutes bien illustrées dans un style classique et surtout intemporel. On peut associer à de nombreux univers fantastiques les personnages. En les analysant un peu plus, on constate qu’il y a peu de représentants de chaque élément. Seuls deux personnages portent les couleurs de chacun d’entre eux, à l’exception du Néant, qui lui regroupe les huit cartes restantes. Il est intéressant de constater que les personnages issus du Néant sont tous représentés en teintes de gris alors que les représentants des éléments arborent les couleurs typiques de ceux-ci.

Photo Meeple Qc
Les règles et la mise en place
Si vous cherchez un petit jeu rapide à sortir, à expliquer et à jouer, vous allez trouver chaussure à votre pied avec Wizards Cup! Le feuillet de règles tient sur une seule feuille repliée sur elle-même. Je préfère personnellement les livrets, mais ça fait tout de même le truc. Il est abondamment illustré et il est facile de s’y retrouver. D’ailleurs, les images contribuent grandement à la compréhension. Tout est clair et on n’a pas vraiment besoin d’une vidéorègle pour bien comprendre bien qu’il en existe sur le web.
La mise en place d’une partie de Wizards Cup est très rapide. On fait piger une carte au hasard à notre adversaire, on choisit nos cartes et on les ordonne. En deux temps, trois mouvements, on peut être prêt à jouer.

Et si on faisait les choses à l’envers ?
Pour la première partie d’un seul nouveau joueur, je considère que deux approches sont possibles. Tout d’abord, on peut prendre le temps de bien lire et comprendre chacune des 18 cartes et construire un deck en toute connaissance de cause. C’est la manière sage de procéder. Toutefois, j’ai bien aimé initier une amie en optant pour une technique qui est certes chaotique, mais qui offre la possibilité de faire découvrir la mécanique et quelques cartes rapidement.
Je m’explique: au lieu de choisir les cartes soigneusement, j’ai proposé de tenter le combat avec des cartes prises au hasard dans la pile. Je suis très consciente que ça retire du jeu tout le côté planification. Cela dit, ça permet de se mettre dans l’action très rapidement et de vivre la mécanique du jeu en découvrant progressivement des cartes. Et comme les manches sont vraiment très très rapides, on peut se permettre de présenter ainsi la mécanique et de laisser la réelle découverte des cartes pour un second temps. C’est un peu “spécial” comme manière de faire, mais j’ai été agréablement surprise par la réponse de mon amie à cette initiation.

Wizards Cup, c’est un jeu pour qui?
Je dirais que Wizards Cup est un jeu qui s’adresse à deux types de joueurs. Dans un premier temps, je crois qu’il s’agit d’un petit jeu qui permet aisément l’initiation de joueurs au principe d’autobattler. Il est simple, court et efficace. Je crois aussi qu’il sera aimé par les joueurs mobiles, qui jouent un peu partout. Le jeu est tellement petit et transportable qu’il est aisé de le trainer avec soi. Et comme il ne nécessite qu’un minuscule espace de table et qu’un temps de jeu très limité, il est facile à sortir “en attendant”. Restaurant, salle d’attente, bar, les options de lieux où le sortir sont légions. Et comme on y joue exclusivement à deux, c’est vraiment parfait.
Toutefois, si je me permets un désir secret, ce serait qu’il soit possible de mélanger deux jeux pour des parties à 4 joueurs. Le côté « jeu de plis » prendrait peut-être le dessus, mais c’est une expérience que je tenterais avec plaisir.

Expérience de jeu
Quand j’ai mis Wizards Cup sur la table pour la première fois, je représentais en partie la clientèle cible idéale. Jamais je n’avais tenté l’expérience d’un autobattler. D’ailleurs, qu’est-ce que ça signifie autobattler? C’est un terme assez général qui désigne les jeux pour lesquels une portion de l’action sera, en quelque sorte, automatique. La phase d’organisation et de planification est cruciale dans ce type de jeux, car quand l’action est lancée, rien ne peut plus être modifié. La partie va se jouer presque seule et les décisions des joueurs vont voir leur aboutissement sans égard à leurs émotions du moment et aux changements qu’ils auraient voulu appliquer.
Ma première partie m’a un peu prise par surprise. J’ai monté une équipe de sorciers sans trop savoir ce que je faisais et vlan! j’ai mis une râclée à mon mari. Il est resté aussi surpris que moi par le fonctionnement et par le système de jeu. Ma domination fut tellement totale qu’on a cru avoir mal compris le jeu et les explications. Mais après vérification, on a réalisé que c’est notre manque d’expérience dans le genre de jeu qui nous a pris par surprise. On a donc décidé de ne pas commencer une seconde manche, mais bien de reprendre la partie avec une nouvelle équipe, maintenant que tout était plus clair pour nous. Et je dois dire que c’est là que le plaisir a pris davantage de place, car nous avions une meilleure compréhension de l’application des pouvoirs.
Et les suivantes?
Les parties suivantes nous ont permis de constater qu’une stratégie bien ficelée pouvait être démontée de bien des manières et que les duels qui ne se terminent pas comme on l’avait prévu sont fréquents. C’est d’ailleurs cette constatation qui m’a fait modifier ma technique pour introduire un nouveau joueur à l’univers de Wizards Cup.
Pour vraiment profiter de ce que le jeu a à offrir, il faut être ouvert à la défaite et être prêt à réaliser que notre contrôle sur le déroulement de la bataille est limité. Cela m’a amené à vraiment apprécier davantage le concept de « deux de trois », permettant ainsi au joueur qui s’est fait prendre de court de réviser l’ordre de passage de ses magiciens et de modifier légèrement son alignement.

Mécanique et thématique de Wizards Cup
Comme je le mentionnais précédemment, les mécaniques mises en place en sont de bataille sous la forme d’un autobattler. C’est simple, facile à prendre en main et rapide à jouer. Ce sont des qualités souvent recherchées! Et la thématique de sorciers va rejoindre un vaste public, car le fantastique est plus populaire que jamais. Alors pour initier des moldus à notre univers ludique, c’est une option à considérer.
Ambiance et interactions
Une partie de Wizards Cup peut réveiller une foule d’émotions chez les joueurs. Après tout, on a une portion semi-volontaire de “take that” quand on voit notre personnage en jeu prendre le dessus avec vigueur sur notre adversaire. Ça en réjouit certains, mais d’autres moins. Mais généralement, on se concentre sur notre placement et on s’en veut quand on n’a pas bien su lire les intentions de notre adversaire. Car c’est un peu ça le coeur du jeu, deviner les choix de l’autre. Que ce soit dans la sélection initiale des cartes ou dans l’analyse des possibles changements, notre mémoire est sollicitée si on veut tenter de déjouer l’autre. Et je dois dire qu’il est un peu drôle de vivre avec aussi peu d’interactions dans un jeu de bataille. Hormis la première carte qui est imposée par l’adversaire, toute notre planification se joue en solo et on « observe » la bataille.

Rejouabilité
Je dirais que Wizards Cup propose une rejouabilité modérée. Comme les ensembles de cartes n’ont que 18 possibilités, certaines ont tendance à revenir plus souvent dans la sélection. Cela a comme effet de limiter le sentiment de nouveauté qu’on aime ressentir à chaque partie. Toutefois, cette limitation est de bon aloi, car il peut être étourdissant d’avoir à gérer trop de cartes différentes et de devoir analyser les effets de chacune.
Je suis convaincue que dans un contexte d’initiation, il sait briller et qu’il sera un bon levier pour amener de nouveaux joueurs vers des expériences plus fréquentes et qui sait, plus complexes aussi.
Bref, si vous aimez les jeux de bataille permettant d’initier au concept d’autobattler, alors Wizards Cup est pour vous!

On aime Wizards Cup pour:
– Le look de la boîte invitant et les illustrations intemporelles;
– Les règles du jeu simplissimes;
– Le matériel de bonne qualité dans une boite minuscule;
– L’ambiance compétitive mais pas agressive;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu accessible à tous;
– L’interaction quasi absente, malgré la bataille;
– La thématique fantastique agréable;
– La mécanique d’autobattler bien conçue;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu fluide, qu’il se joue bien.

On aime moins Wizards Cup pour:
– La rejouabilité modérée;
– Le fait que les deux joueurs ont le même ensemble de cartes.
On aurait aimé:
– Une version à quatre joueurs;
– Un livret plutôt qu’un feuillet de règles.
Il est à noter que:
– Si vous êtes une personne allergique au hasard, alors vous pourriez ne pas aimer ce jeu;
– Si vous n’aimez pas être embêté par les autres joueurs, alors il vaut mieux éviter ce jeu.

Merci à notre partenaire Randolph de nous avoir offert
une copie du jeu Wizards Cup pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu Zenith.

