Seul ou en groupe, partez à l’assaut de la montagne. Joignez vos forces pour atteindre le sommet, mais attention, toute communication est interdite, sous peine de provoquer une avalanche! Tranquillité – L’Ascension est un jeu zen où la collaboration est essentielle pour accéder à la victoire.
Tranquillité – L’Ascension
Auteur: James Emmerson;
Illustrateur: Tristam Rossin;
Éditeur: Lucky Duck Games;
Distributeur: Randolph;
Nombre de joueurs: de 1 à 5 joueurs;
Durée: 20 minutes;
À partir de: 8+;
Thématiques: Alpinisme, Montagne;
Mécaniques: Jeu de carte coopératif, de communication limitée, de gestion de main et de placement de tuiles.

C’est quoi le but?
Dans Tranquillité – L’Ascension, le but est de remplir une grille pyramidale, de gauche à droite, et du bas vers le haut. Le tout doit se faire en respectant des conditions de pose précises. Si un des aplinistes vient à manquer de cartes avant que le sommet ne soit atteint, la partie est perdue pour tous.

Comment on joue à Tranquillité – L’Ascension?
Tout d’abord, alignez les 10 cartes Panorama tout au bas de la surface de jeu pour constituer le pied de la montagne. Donnez une carte Pont au 2e et 4e joueur, s’il y a lieu, puis distribuez le reste des cartes le plus équitablement possible entre les joueurs. Puis chaque joueur se constitue une main de 5 cartes.
À tour de rôle, les joueurs pourront soit jouer une carte, s’ils le peuvent, soit défausser 2 cartes pour renouveler leur main à 5. Voici les règles régissant la pose des cartes:
Cartes Versant (72)
– Doit être adjacente à une carte déjà posée ou au début d’une nouvelle rangée, s’il y a 2 versants pour servir de base;
– Ne peut pas être adjacente à une autre carte du même habitat (herbe, neige ou roche);
– Ne peut être jouée que dans une rangée inférieure ou égale à sa valeur numérale
– Coût de pose: défausser autant de cartes de sa main que l’écart entre la carte posée et celle qui la précède.
Cartes Sommet (5)
La carte Sommet doit être jouée en tout dernier lieu, une fois que tous les emplacements inférieurs ont été remplis et tous les Ponts aient été couverts.
Cartes Feux de camp (3)
Les cartes Feux de camp permettent de remplacer un Versant déjà posé du même type et remonter ce dernier sur une rangée supérieure.
Cartes Ponts (5)
Il est possible de poser gratuitement une carte Pont lorsqu’il n’y a pas de meilleure option. Tout Pont doit cependant être recouvert par une carte valide, en payant son coût, avant la fin de la partie.

OK, et le jeu se termine quand?
Une partie de Tranquillité – L’Ascension prend fin lorsque la montagne est entièrement remplie, que tous les ponts sont recouverts et qu’un joueur pose une carte Sommet à son tour de jeu. Si ces conditions sont remplies, c’est une victoire commune.
Cependant, la partie peut se terminer avant si un des joueurs ne peut ni jouer, ni défausser de cartes. Dans ce cas, c’est une défaite collective.

C’est tout?
Tranquillité – L’Ascension est une suite indépendante du jeu de cartes Tranquillité. Vous trouverez les 2 opus en version numérique sur la plateforme Board Game Arena. Une troisième version est prévue pour 2026: Tranquility: The Descent, où nous visiterons les entrailles de la terre.
Tranquillité – L’Ascension nous propose 3 modules d’extension à même la boîte de base:
– Le sentier verdoyant: Les alpinistes doivent créer un sentier herbeux de la base de la montagne, jusqu’au sommet;
– Le documentaire alpin: L’équipe doit réussir 3 séquences numérales (inscrites au verso des cartes Panorama;
– La faune montagnarde: Lorsqu’une carte avec l’icône Bouquetin est posée, elle accueille un meeple bouquetin. Les joueurs doivent coopérer pour mener le troupeau au sommet en défaussant des cartes pour les déplacer.

Ce que je pense du jeu Tranquillité – L’Ascension?
Ces derniers mois, j’ai développé un intérêt pour les jeux à communication limitée. J’étais donc curieuse de découvrir Tranquillité – L’Ascension, d’autant plus que je trouvais le design plutôt joli. Je ne suis pas déçue, ce jeu est une belle surprise!
À l’ouverture de la boîte, j’étais un peu sceptique. Tout d’abord, je craignais que les petites cartes carrées, que l’on doit aligner parfaitement, glissent et ne restent pas en place. Finalement, j’y ai joué sur tapis et sur table et ça n’a jamais été un inconvénient majeur.
Les illustrations sont jolies. Si on prend le temps d’observer, les cartes recèlent une foule de petits détails. D’ailleurs, j’anticipais une surcharge visuelle au fil de la progression de la partie, avec cette alternance d’habitats de différentes couleurs. Pourtant, le tout est étonnamment harmonieux. Les règles sont bien synthétisées dans le livret, avec des exemples bien concrets. Il n’y a aucune ambiguïté et après une seule lecture, nous sommes prêts à jouer.
Mon unique déception concernant la conception, c’est la boîte. Elle est petite, mais elle est tout de même presque deux fois trop grosse! Tranquillité – L’Ascension a tout ce qu’il faut pour être le parfait jeu de voyage! Il aurait pu tenir dans une poche et je trouve dommage que ça ne soit pas le cas. Je l’aurais aisément glissé dans mon sac à main pour l’avoir à portée si une occasion de jouer se présente.

Un solo et un mode coop efficaces
J’ai d’abord exploré le mode solo pour me familiariser avec le jeu. Ce mode ajoute 3 cartes Grapin qui nous permettent de rebrasser notre main dans le paquet jusqu’à 3 fois dans la partie. Personnellement, je ne l’ai utilisé qu’une fois, car je trouve que cela facilite trop les choses.
Je me suis retrouvée à enchaîner les parties et à augmenter la difficulté avec les modules du Sentier Verdoyant et du Documentaire Alpin. Si j’ai réussi le premier à quelques reprises, je n’ai toujours pas eu de succès avec le second. Je n’ai donc pas encore essayé de jouer avec la variante ultime, celle avec les Bouquetins. Je présume que le mode coopératif sera plus favorable pour réussir cet exploit, j’attendrai donc d’avoir des joueurs bien entraînés avec moi pour m’y attaquer. Mon conjoint ayant aussi quelques parties solo à son actif, nous devrions pouvoir unir nos forces pour y parvenir.
Envie d’y rejouer immédiate!
J’ai rapidement introduit Tranquillité – L’Ascension auprès de plusieurs de mes amis. Nous y avons joué à 2, à 3 et à 4. Dans tous les cas, la première partie n’était pas optimale et tous ont voulu rejouer immédiatement pour peaufiner leur stratégie. Il faut tenir compte qu’il y a une part de hasard que nous ne contrôlons pas. Si la chance n’est vraiment pas de notre côté, cela peut nous coûter la victoire. Mis à part cela, il y a un réel aspect tactique et les choix que nous faisons (sans pouvoir se parler, je le rappelle) ont un impact concret sur l’issue la partie.
J’ai trouvé le jeu fluide, peut importe le nombre de joueur et c’est remarquable! La plupart des jeux ont un compte de joueurs optimal et les autres configurations sont parfois juste OK. Ce n’est pas le cas ici. Il y a peut-être à cinq que ça peut accrocher, à cause de la place autour de la table. Une personne risque de se trouver un peu loin de la base (ou du sommet) de la montagne. C’est une supposition, car c’est la seule configuration que nous n’avons pas eu l’occasion de tester.

Une bonne rejouabilité
Le jeu de base en soi n’est ni trop facile, ni trop difficile. Ils ont trouvé le juste équilibre entre représenter un certain défi, sans non plus décourager les joueurs d’y jouer. La grande force de Tranquillité – L’Ascension, c’est son degré de difficulté croissant, grâce aux extensions incluses dans le jeu. Une fois habitué, il est possible d’augmenter le défi en intégrant un ou plusieurs modules. Ces ajouts confèrent une bonne rejouabilité au jeu et gardent l’intérêt actif.
Tranquillité – L’Ascension a un petit côté addictif qui donne envie d’enchaîner les parties. Parfois, à l’approche du sommet, la victoire nous file entre les doigts. C’est frustrant et motivant à la fois, on a aussitôt envie de réessayer! J’ai particulièrement eu ce sentiment quand j’y jouais en solo et que je m’amusais à “comboter” les modules.

En conclusion
Tranquillité – L’Ascension a été pour moi une belle surprise ludique. La thématique alpline est assez bien exploitée, tant dans le visuel que dans les mécaniques. Les feux de camps, les ponts et les boucs, l’ensemble contribue à l’immersion. Tout au long de la progression, on a vraiment le sentiment de gravir une montagne.
Avec la communication limitée, on a droit à une expérience de jeu calme et concertée. Les règles sont simples, si bien que le jeu est accessible à un large éventail de joueurs. Jeunes et moins jeunes, joueurs néophytes ou aguerris, tout le monde pourra y jouer. La mise en place est rapide et les parties sont courtes, on peut donc y jouer n’importe quand.
Bref, si vous aimez les jeux zen, à communication limitée, jouables autant en solo, qu’en duo ou en groupe, alors Tranquillité – L’Ascension est pour vous!

On aime Tranquillité – L’Ascension pour:
– Le look de la boîte et les jolies illustrations;
– Les règles du jeu simples et évolutives;
– Le matériel minimaliste;
– La bonne rejouabilité;
– L’ambiance calme et concertée;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu accessible à tous;
– La coopération, malgré l’absence de communication;
– La thématique bien exploitée;
– La mécanique efficace;
– Les extensions incluses qui augmentent la difficulté;
– Le fait que le jeu est fluide et qu’il se joue bien, peu importe le compte de joueurs.

On aime moins Tranquillité – L’Ascension pour:
– La boîte qui aurait pu être beaucoup plus compacte.
Il est à noter que:
– Si vous n’aimez pas les jeux à communication limitée, alors il vaut mieux éviter ce jeu;
– Si vous aimez les jeux solitaires avec une difficulté croissante, ce jeu pourrait vous plaire.

Merci à notre partenaire Randolph de nous avoir offert
une copie du jeu Tranquillité – L’Ascension pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu KITSU.

