Besoin de décrocher? Installez-vous dans un lieu confortable, avec une boisson chaude et un peu de musique et prenez une pause avec Daydream, un jeu zen qui vous emportera dans un monde relaxant. Seul, en couple ou en groupe, lancez les dés, jouez et détendez-vous!
Daydream
Auteurs: Anthony Perone et Benoit Turpin;
Illustratrice: Memé Candia;
Éditeur: Disto Studio;
Distributeur: Asmodee;
Nombre de joueurs: de 1 à 5 joueurs;
Durée: 15 minutes;
À partir de: 8+;
Thématique: Détente;
Mécaniques: Jeu de dés, de type “Roule et Écris” et d’action en simultané ou solitaire.

C’est quoi le but?
Dans Daydream, on doit tenter de remplir les lignes de nuages de notre grille, en y inscrivant des chiffres de valeurs différentes. Chaque ligne ainsi complétée permet d’entourer des objets de l’étagère. Le but ultime est d’avoir le plus d’objets dessinés à la fin de la partie.

Comment on joue à Daydream?
Choisissez tout d’abord la configuration souhaitée, parmi les 8 configurations possibles, selon le niveau de difficulté, ou la durée souhaitée. Tous les joueurs jouent en simultané. Le premier lancer de dés détermine les chiffres de départ que les joueurs peuvent placer là où ils le souhaitent. Ces premiers chiffres ne doivent pas être adjacents.
Lors des lancers suivants, les chiffres devront obligatoirement être inscrits de façon adjacente à une case déjà remplie, tout en s’assurant de ne pas inscrire de doublon sur une même ligne, au risque d’invalider celle-ci.
À chaque tour, les joueurs peuvent, s’ils le souhaitent, renoncer à un des 2 dés pour entourer une feuille en bas du plateau. Ces feuilles peuvent être ensuite colorées pour modifier le résultat d’un dé de +1 ou – 1. Elles sont cumulatives, au besoin.
Lorsqu’une ligne est remplie, sans doublon, cela permet d’entourer des objets. Si les chiffres ne se suivent pas, le joueur trace autant de traits, de point en point, qu’il y a de nuages dans la ligne complétée. Si les chiffres se suivent, dans un sens, ou dans l’autre, les traits se feront de soleil en soleil (traits plus longs). Certains objets attribuent des bonus lorsqu’ils sont complétés. Le joueur choisit alors le bonus qu’il souhaite obtenir.

OK, et le jeu se termine quand?
La fin de partie est déclenchée dès qu’un joueur complète toute sa grille, ou entoure tous ses objets. Le nombre d’objets entièrement entourés est reporté au bas du plateau. Le joueur qui en a encerclé le plus remporte la partie. En cas d’égalité, celui qui a dessiné le plus de traits sur le dernier objet non entouré est déclaré vainqueur.

C’est tout?
Le plateau modulable permet des configurations simples, doubles ou triples. Ces 2 dernières comportent des mini-jeux intégrés qui donnent des points bonus à ajouter aux points de base.
Un total de 8 combinaisons différentes est offert, chacune avec des règles distinctes.
Un mode solo est également disponible, avec quelques règles particulières.
Une trame sonore nous est suggérée pour favoriser la détente.

Ce que je pense du jeu Daydream?
L’image sur la boîte annonce bien l’ambiance zen du jeu. Vêtements confortables, coussins moelleux, boisson chaude et petite musique, c’est tout ce qu’il vous faut pour vous lancer. Les illustrations sont magnifiques et appellent au calme.
Les plateaux sont de très bonne qualité et malgré l’abondance de détails, ils ne paraissent pas surchargés. Les dés, mauves et translucides, sont tout à fait dans le ton. Les crayons effaçables, à l’encre mauve, ne démontrent pas de signe de fatigue, même après de nombreuses parties. Je me dois de souligner également les mignons petits effaceurs en forme de nuage. En plus d’être beaux et dans le thème, ils sont efficaces et lavables! L’ensemble donne une impression luxueuse et contribue à l’agrément du jeu. J’apprécie particulièrement cette proposition réutilisable qui change des traditionnels carnets de feuilles jetables offerts dans ce type de jeu habituellement.
Le livret de règles est vraiment bien conçu. Toute l’information est synthétisée dans des encadrés distincts et bien identifiés. On s’y retrouve facilement, si on veut vérifier un point de règle, ou valider le tableau des scores.

Tableau des combinaisons et des scores
Un moment de réflexion et de détente
Bien que les tons de roses prédominants et la jeune fille présente sur les plateaux semblent cibler un public féminin, Daydream s’adresse à tous les amateurs de jeux de type “Roll and Write”. Le fait que l’on y joue en simultané permet de jouer à plusieurs sans allonger la durée de la partie. C’est un détail appréciable qui fait défaut à la plupart des jeux de cette catégorie. De plus, puisque tous les joueurs jouent avec les mêmes résultats de dés, cela met davantage en valeur l’aspect stratégique du jeu, même s’il s’agit d’un jeu de dés, tributaire du hasard.
Considérant l’absence totale d’interaction, j’aurais plus tendance à y jouer en solo ou en couple. L’ambiance très relaxe se prête moins aux soirées entre amis. Par contre, ça serait idéal comme jeu de soir de semaine, avec les enfants. Comme une parenthèse calme, sans écran, avant le dodo. D’autant plus que l’on peut moduler la durée et la difficulté à notre guise, avec les différentes combinaisons.

Le plateau modulable
La plus grande force de Daydream, c’est son plateau modulable et les différentes combinaisons qu’il nous offre. Cela lui confère une très bonne rejouabilité et le démarque des jeux les plus connus de cette catégorie.
Si les configurations simples (A et D) servent surtout d’introduction, les 4 combinaisons de niveau moyen et les 2 difficiles proposent des défis supplémentaires intéressants. Les mini-jeux proposés amènent d’autres façon de faire des points qui sont particulièrement payantes. Par contre, pour y arriver, on devra forcément renoncer à faire des séries de chiffres qui se suivent et donc, entourer moins d’objets. Une stratégie se fait souvent au détriment d’une autre et il faudra tirer le meilleur parti de tout cela, selon ce que le hasard nous donnera. C’est vraiment un beau casse-tête, et cela, avec 2 petits dés seulement. C’est impressionnant!

Un objectif à atteindre
Au moment où on m’a attribué le mandat pour cette chronique, j’ai attrapé un joli virus. Je me suis donc isolée et j’ai enchaîné les parties de Daydream en solitaire. Malgré mes nombreuses parties, je n’ai pas réussi à atteindre le 4e et ultime palier de score. J’ai tenté différentes approches, mais je n’ai pas pu faire mieux que le 3e niveau et encore, de justesse!
Il faut savoir qu’en solo, il est important de minimiser l’utilisation des feuilles. En effet, pour chaque dé auquel on renonce, on doit dessiner une épine à la feuille entourée. À la fin de la partie, on devra déduire un objet entouré pour chaque duo d’épines. C’est donc un pensez-y bien, car le coût de renonciation est élevé!
Bien que le jeu soit simple en soi, c’est tout de même un bon défi d’optimisation. Étant de nature compétitive, je n’aurai de repos que lorsque j’aurai atteint l’ultime niveau!

En conclusion:
Daydream se démarque des autres jeux de type “Roll and Write” par une proposition unique, variée et adaptable. Le jeu est beau, avec ses magnifiques illustrations. Le matériel est de qualité et durable. L’expérience de jeu est agréable, que ce soit en solo, en couple ou pour un moment posé en famille. Pour les amateurs du genre, c’est une valeur sûre!
Bref, si vous aimez les jeux de dés paisibles, offrant une belle rejouabilité alors Daydream est pour vous!

On aime Daydream pour:
– Le look de la boîte et les belles illustrations;
– Les règles du jeu simples;
– Le matériel de qualité et réutilisable;
– La rejouabilité offerte par le plateau modulable;
– L’ambiance calme;
– Le fait qu’il s’agit d’un jeu accessible à tous;
– La thématique très zen;
– La mécanique de Roule et Écris en simultané;
– Le fait que le jeu est fluide et qu’il se joue bien.

On aime moins Daydream pour:
– L’absence d’interaction.
Il est à noter que:
– Si vous êtes une personne allergique au hasard, alors vous pourriez ne pas aimer ce jeu.

Merci à notre partenaire Asmodee de nous avoir offert
une copie du jeu Daydream pour cette chronique.

Nous vous invitons à découvrir d’autres jeux de ce distributeur
en lisant notre chronique sur le jeu Take Time.

